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Le jour où le Medef a refusé des allègements de charges

Cécile Maillard ,

Publié le

Laurence Parisot réitère son soutien au contrat de génération promis par François Hollande, mais ne voit pas la nécessité de l'encourager par une exonération des cotisations sociales.

Le jour où le Medef a refusé des allègements de charges © Kenteegardin - Flickr - C.C.

L'occasion est suffisamment rare pour être soulignée : pour une fois, les patrons, par la voix du Medef, ne veulent pas des exonérations de charges qui leur sont proposées !

Dans sa conférence de presse mensuelle, Laurence Parisot, présidente du Medef, a rappelé le soutien de son organisation au contrat de génération promis par François Hollande durant sa campagne et rappelé depuis qu'il est président. Un dispositif qui encourage le recrutement d'un jeune salarié et le maintien dans l'emploi d'un senior, par un allègement de cotisations sociales sur les deux salaires.

"Un schéma, selon nous, intéressant", a commenté Laurence Parisot, qui souhaite, sur cette question, l'ouverture d'une négociation entre syndicats et patronat. "Mais il n'est pas nécessaire que cette forme modernisée du tutorat soit accompagnée d'un allègement de charges", a-t-elle ajouté, soulignant qu'elle souhaitait conserver les allègements actuels.

Les contrats de génération doivent effectivement être financés par un redéploiement des exonérations de charges sur les bas salaires, qui pourraient être appliquées jusqu'à 1,5 SMIC au lieu de 1,6 SMIC actuellement, et par la fin de l'exonération des heures supplémentaires.

Selon les calculs du parti socialiste, l'exonération totale de cotisation sur un jeune payé au SMIC représenterait une économie de 2342 euros par an, l'exonération de cotisation chômage (la seule envisagée) d'un senior payé deux SMIC rapportant, elle, 2141 euros par an à l'employeur. Soit un total de 4483 euros par an et par contrat. Selon un sondage d'Oséo pour L'Entreprise, 63% des employeurs envisagent d'y recourir.

Les questions plus précises sur le contrat de génération (âge des salariés bénéficiaires, durée du contrat ou de l'exonération, suppression de certaines charges) seront abordées lors de la conférence sociale des 9 et 10 juillet. "Nous la préparons de manière intense avec les cabinets ministériels, et les forces vives du Medef, a indiqué Laurence Parisot, mais aussi avec les organisations syndicales, pour essayer de trouver des convergences".

La patronne du Medef réclame notamment que la conférence s'ouvre sur un "cadrage économique" de la situation, afin de "mesurer la réalité de la situation" et que "tous les participants aient le même diagnostic". Pas question, pour elle, de dissocier social et économique.

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2 commentaires

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21/06/2012 - 12h21 -

Cela fait plus de 30 ans que l'on sait que nos charges sont trop élevés. Que font tous les patrons???? bien logiquement ils font sous traiter à l'étranger si non ils ne s'en sortent pas face à la concurrence. Toute nouvelle société en France est étudié pour éviter les charges sociales "INTEMPESTIVES" il ne faut pas se leurrer la face et que fait on???? Rien, mais rien de rien...si on continue à faire peur aux investisseurs, ont leurs promet plus de taxes, on rajoute des personnes dans la fonction publique qui coûte de l'argent....Mais je rêve.... nos dirigeants sont complètement à coté de la plaque, ils sont fous ou ne pensent qu'a sauver leurs mandat....on est mal barré et le premier Ministre Anglais par sa petite phrase laconique nous sauvera peut être du désastre économique. Lui on l'écoute peut être un peu plus alors que Moi je ne suis rien, un pauvre petit soldat qui en chie tous les jours de plus en plus par la faute de nos gouvernants. Agent Commercial depuis plus de 20 ans je n'ai jamais vu une faillite pareille et on court droit dans le mur, il faut que les français ouvrent leurs yeux et disent stop à tous nos politiques et journalistes qui vont nous faire crever.
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Nom profil

19/06/2012 - 18h35 -

La vieille europe n'a encore rien compris et nos politiques comme notre patronat ne voit rien venir. On est la à bavassé sur comment créer de la richesse et on ne se pose toujours pas les bonnes questions car ces questions fâchent beaucoup.
Mais l'argent qui est le moteur de la guerre "de l'industrie" n'est pas un long fleuve tranquille et en France va devenir une source qui se tarit!!!!
Pire depuis l'arrivée des socialistes, on commence a voir la censure sur le blog du Point et les journaux racontent des balivernes sur la l'élection de Monsieur Hollande qui a les pleins pouvoirs.....on rigole.... ceux qui ont l'argent ne viendrons pas investir en France en ce moment... Les Allemands ont le pouvoir de l'argent et la France que nini, rien et ferait bien de remettre ses comptes à jour soit diminuer les dépenses de l'Etat à marche forcée et fermer la gueule de nos syndicats qui ont tué l'industrie française.
Agent commercial je vois tous les jours des entreprises fermer et mes clients inquiets.
La France, je suis désolé est au bord du gouffre et je dis stop a cette politique politicienne et que enfin on prenne le taureau par les cornes pour redresser l'économie. Les 35 heures, la taxe patronale supprimé ont été des conneries reconnues il faut maintenant arrêter, se retrousser les manches pour sauver notre beau pays.
On n'arrete pas de faire de la politique du bla bla bla et rien n'avancer, la France s'appauvrit a la vitesse grand V.
Stop, Stop SVP Jerry
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