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L'Usine Agro

Le japonais Nissui s'amarre à l'Europe

Publié le

Avec l'achat du breton Cité Marine, le géant japonais de la filière poissons met l'accent sur l'Europe où il se dit prêt à saisir d'autres opportunités pour conforter sa mondialisation.

Coté aux Bourses de Tokyo et d'Osaka, le groupe Nissui est depuis peu l'actionnaire majoritaire du breton Cité Marine, basé à Kervignac, dans le Morbihan, dont il possède 59 % du capital. Daniel Gallou est le fondateur de cette société, aujourd'hui leader français des produits de la mer enrobés, principalement des poissons panés vendus sous les marques de la grande distribution française (70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007, 400 salariés). Il conserve les 41 % d'actions restants.

Pour Nissui, cette implantation industrielle en France est stratégique. Naoya Kakizoe, le président de Nissui, fixe d'ailleurs des objectifs ambitieux à sa nouvelle filiale : « D'ici à cinq ans, nous visons un total de 200 millions d'euros de chiffre d'affaires. Les consommateurs de ce pays sont très exigeants en qualité. Ce qui doit servir de modèle à l'Europe, où le mode de consommation des poissons et produits de la mer est très différent des Etats-Unis et de l'Asie ».

Nissui réalise 29 % de ses activités en Europe, contre 19 % au Japon et 36 % en Amérique. Il est présent sur l'ensemble des segments de la pêche, avec 10 chalutiers et 20 crevettiers, le négoce de produits bruts (Nissui est le principal fournisseur de Cité Marine en colins d'Alaska) et la transformation, avec par exemple la société Gortons (achetée à Unilever en 2001) aux Etats-Unis, qui fournit notamment McDonald's en poissons panés.

Pour développer les marchés de Cité Marine, notamment en Europe, Nissui utilisera les compétences de ses principales filiales danoise et espagnole, Nordic Seafood et Europacifico, spécialisées dans le négoce des produits de la mer pour les transformateurs, la grande distribution et les grossistes.

60 % des poissons vendus et transformés par Nissui sont sauvages et 40 % proviennent de l'aquaculture. « Si nous gérons bien la ressource mondiale, elle sera durable et non pas épuisée en 2048, comme le laissent entendre certains experts », poursuit le président de Nissui, qui table sur un juste équilibre entre produits d'élevage et pêche en mer.

S'adapter aux circonstances

Aussi observe-t-il avec beaucoup d'attention les nouvelles opportunités à saisir en Europe, dans la transformation des produits ainsi que dans le secteur de la pêche. « Nous ne serions pas opposés à une entrée dans le capital d'un armement », signale encore Naoya Kakizoe. Sa stratégie s'adapte même aux circonstances : « Dans nos opérations de croissance externe, on peut être majoritaire, ou ne posséder que 25 % des parts. »

Au-delà de ses priorités européennes très clairement affichées, Nissui commence à observer le marché africain, dont le groupe est absent depuis plusieurs années compte-tenu du risque politique. « Mais nous souhaitons y retourner », conclut Naoya Kakizoe.

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