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Quotidien des Usines

Le japonais Ibiden ferme son usine française de filtres diesel

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Annoncée en novembre 2018, la fermeture de l'usine Ibiden de Courtenay (Loiret) a été confirmée aux salariés. 300 cents emplois sont supprimés.

Le japonais Ibiden ferme son usine française de filtres diesel
La fermeture du site Ibiden de Courtenay (Loiret) a été confirmée en janvier aux 300 salariés de l'entreprise.
© Ibiden

L'équipementier automobile japonais Ibiden a confirmé l'annonce faite en novembre 2018 : il ferme son usine de Courtenay (Loiret), qui fabrique des filtres à particules diesel. Les 300 salariés l'ont appris à l'issue d'un comité d'entreprise. Un accord a d'ores et déjà été signé pour le départ des salariés, jugé suffisant par le syndicat CFDT.

Le groupe nippon subit la baisse des ventes de voitures roulant au diesel en Europe de l'ouest. Selon la direction, ses filtres basse porosité, qui équipent des voitures du groupe PSA essentiellement, ne correspondent plus à la nouvelle norme anti-pollution Euro 6. La demande devrait chuter "de 45 % dans les trois prochaines années", craint la direction. L'usine tourne actuellement à 50 % de ses capacités.

Transfert en Hongrie

Depuis novembre 2018, et avec le soutien du comité interministériel aux restructurations industrielles (Ciri), deux offres tenues secrètes ont été présentées pour la reprise de l’activité d’Ibiden mais aucune n’a abouti. "Dans ce contexte et compte tenu de la situation particulièrement dégradée du marché, la direction engage la procédure d’information-consultation du comité d’entreprise sur le projet de fermeture", a précisé l’entreprise dans un communiqué.

Toutefois, Ibiden laisse la porte ouverte à d’éventuels candidats à la reprise durant les trois mois de la procédure préalable au licenciement des salariés.

En 2016, l’usine de Courtenay avait déjà stoppé le recours à une centaine d'intérimaires et entamé une délocalisation de sa production de filtres nouvelle génération vers la Hongrie, ce que déplore le syndicat CFDT, qui n'est pas surpris par cette confirmation de fermeture.
En novembre, François Bonneau, président (PS) de la région Centre-Val de Loire avait demandé le remboursement des aides publiques accordées par l'entreprise. La CFDT exprime de l'inquiétude pour le reclassement des salariés dans ce bassin d'emploi sinistré aux confins de l'Yonne et du Loiret.

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