Le Japon friand de glace au gaz

Confrontée à des imports massifs et coûteux de gaz naturel liquéfié depuis l’accident de Fukushima, le Japon espère trouver un souffle économique dans les hydrates de méthane, la glace qui brûle.

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Le Japon friand de glace au gaz

Le tsunami du 11 mars 2011 et l’accident nucléaire qui a suivi à Fukushima ont plongé le Japon dans une grave crise énergétique. Pour faire face à l’arrêt de sa cinquantaine de réacteurs en 2012, l’archipel nippon a importé massivement du gaz naturel liquéfié. Des importations qui ont participé au premier déficit commercial du pays depuis 30 ans. Afin de préserver, à l’avenir, sa balance commerciale, le Japon veut, d’une part, redémarrer quelques réacteurs, et d’autre part, produire son propre gaz. Pour cela, il compte sur une ressource non conventionnelle : les hydrates de méthane. Ce mélange de de gaz et d’eau à haute pression et à basse température est enfoui dans le sous-sol marin.

Un premier pas a été franchi ce mardi 12 mars. Dans la cadre d’un programme initié par l’Etat depuis une décennie, la société Jogmec (Japan Oil, Gas and Metals National Corporation) et l'Institut des sciences ont lancé avec succès l’exploitation d’hydrates de méthane à environ 80 kilomètres au large de la péninsule d'Atsumi. Les ressources se situent sous 300 mètres d’eau et 1 000 mètres de sous-sol. Déjà en 2012, Jogmec et ConocoPhilips avaient mené une première expérience en Alaska.

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Longtemps considéré comme trop onéreux, l’exploitation des hydrates de méthane est rentable dans le contexte des prix élevés du gaz en Asie. Le Japon envisage une seconde série d’expérimentations en 2015 -2016 et une exploitation commerciale à l’horizon 2018. Les réserves seraient considérables. Les réserves de gaz naturel conventionnel connues sont de 190 Tm3. Celles d’hydrates de méthane seraient 2 à 10 fois supérieures ! Reste à savoir quelle partie serait techniquement et économiquement exploitable – sans doute un fragment. Le Japon pour sa part, afficherait un potentiel de 1,2 Tm3, soit environ une décennie de consommation intérieure.

Ludovic Dupin

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