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Le Havre s’empare du concept de "smart port"

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Les experts du Havre viennent de présenter leurs travaux sur le port du futur. Plusieurs portent sur la "blockchain", cette technologie de stockage et de transmission d’informations qui garantit transparence, décentralisation et confiance.

Le Havre s’empare du concept de smart port © HAROPA - Port du Havre

"Comment exploiter les dernières technologies pour développer ensemble le port du futur ?" Entrepreneurs du numérique, chercheurs universitaires et professionnels de la logistique ont planché sur cette question, lundi 26 juin, à la chambre de commerce et d’industrie du Havre (Seine-Maritime), devant un auditoire de 110 personnes, composé de professionnels de la communauté portuaire et logistique du Havre. En quatre minutes chrono chacun, dix experts ont présenté leurs travaux sur l’internet des objets, les outils de simulation, la dématérialisation des documents, les transactions sécurisées, ou encore les enjeux juridiques de la blockchain (chaîne de blocs, gestion décentralisée des données). Objectif : sensibiliser la communauté havraise aux opportunités que représentent les outils numériques, tout en mettant en valeur la force de frappe du Havre en la matière : le Laboratoire d'informatique, de traitement de l'information et des systèmes (Litis) de l’université du Havre, la société Soget qui vend son "guichet unique portuaire" dans le monde entier, ou encore le laboratoire de recherche public-privé TRAFIS-LAB (Trade facilitation intelligence & smart Logistics) de l’ISEL, l’école d’ingénieurs en logistique.

Accélérer le passage de la marchandise

"Le numérique permet l’accélération du passage de la marchandise. Il accroît la fluidité de la chaîne de service. Il offre des opportunités gigantesques… et ce pour tout le monde, résume Philippe Deysine, délégué général du pôle de compétitivité Novalog. La chaîne reste plus complexe en France qu’ailleurs." Cela pourrait expliquer le retard de compétitivité de la logistique française et le classement de la Banque mondiale : la France occupe la 16e position pour la logistique, alors qu’elle est la sixième économie du monde en termes de PIB. La blockchain devrait s’imposer rapidement dans l’univers de la logistique portuaire. Cette technologie de stockage et de transmission d’informations présente la caractéristique d’être transparente, sécurisée et décentralisée. Elle fonctionne sans autorité centrale et s’appuie sur des mécanismes cryptographiques pour assurer l’intégrité et l’authenticité de chaque opération. Elle va bouleverser la logistique comme elle est en train de bouleverser le paiement électronique en réduisant le coût des transactions, en facilitant et en fluidifiant les échanges, en assurant leur traçabilité, en les consignant dans une base de données et en certifiant la validité de ces échanges.

Philippe Deysine  prend l’exemple d’un exportateur de vin de Bordeaux : "En dépit du nombre élevé d’intermédiaires, il est important que la relation de confiance soit totale entre le vigneron de Bordeaux et le consommateur final à Shanghai. Ce qui est en jeu, c’est la traçabilité des opérations, la documentation ou encore la conformité règlementaire." Les enjeux juridiques de cette blockchain ne sont pas à négliger, prévient Olivier Lasmoles, enseignant-chercheur en droit portuaire à l’Ecole de management de Normandie. "On connait tous les bénéfices de la blockchain : la rapidité accrue, la réduction des coûts, une plus grande efficacité, une réduction des fraudes, mais il reste une question en suspens : comment faire pour identifier un acte illégal ? L’architecture technique sera-t-elle reconnue par le législateur ?" Les opportunités du numérique liées à l’analyse prédictive et au big data n’ont pas été abordées au cours de la réunion. Elles sont pourtant considérables dans la logistique portuaire, en particulier pour anticiper la congestion des ports. Aujourd’hui, cela ne se fait pas car les données sont la propriété de chacun des acteurs.

Claire Garnier

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