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L'Usine Auto

Le groupe Volkswagen vend moins de voitures, mais ce n'est pas uniquement à cause du scandale

Pauline Ducamp , ,

Publié le

L’allemand ne sera pas le premier constructeur mondial en volumes. Le scandale des moteurs diesel a certes pesé sur les résultats aux Etats-Unis et en Europe, mais le groupe allemand a surtout dévissé dans les BRICs.


Usine Volkswagen Wolfsburg - DR

Volkswagen ne sera pas numéro un mondial cette année. Le groupe allemand a vendu l’année dernière dans le monde 206 800 véhicules de moins qu’en 2014, soit 9,93 millions de véhicules au total contre 10,137 l’année précédente. Le japonais Toyota, voire même l'américain General Motors, pourrait doubler le champion allemand. Mais si le scandale sur les moteurs diesel truqués a joué, cette grosse chute des ventes ne doit pas seulement être imputée à la tricherie.

Grosse chute en Amérique du Sud et en Chine

La marque, comme le groupe dans son ensemble, ont surtout été plombés par les marchés émergents. En Amérique du Sud, les ventes de la marque VW se sont effondrées de 204 400 véhicules (le groupe a plongé au total de 236 500 voitures). Idem en Chine, où les effets du ralentissement comme de la volonté des autorités de privilégier les marques locales pour les achats publics font reculer les ventes de la marque VW de 128 200 voitures. Les marques premium du groupe (Audi, Porsche) semblent n’avoir que très légèrement compensé cette chute. La Russie plombe aussi les comptes : moins 35 100 voitures en 2015.

Baisse dans l’utilitaire

Une autre épine s’est coincée dans le pneu du groupe : les utilitaires. Les ventes de Volkswagen utilitaires ont reculé de 15 800 unités, celle des camions MAN de 17 600 unités. Scania recule de 3200 camions par rapport à 2014.

VW, plus grosse chute parmi les marques

La marque Volkswagen a bien entendu vu ses ventes fortement chuter en 2015 (moins 296 500 voitures vendues). Les ventes ont notamment reculé aux Etats-Unis, avec l’arrêt des ventes de modèles à moteur diesel et une défiance des consommateurs. Mais en volume, ce chiffre représente seulement 17 600 véhicules vendus en moins par rapport à 2014. Certains analystes rappellent également l’inadéquation de la gamme Volkswagen au marché américain.

Les consommateurs européens semblent également s’être montrés attentistes en novembre/décembre, suite au scandale. Mais sur l’année, Volkswagen a tout de même vendu 32 100 véhicules de plus en Europe. Le groupe a écoulé sur le vieux continent 100 200 voitures supplémentaires, soit une hausse assez timide. Plutôt que les volumes, Matthias Müller, nouveau président du directoire du groupe Volkswagen, souhaite désormais se concentrer sur les marges. Une manière de faire le gros dos face aux différentes tempêtes.

Pauline Ducamp

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