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L'Usine Auto

Le groupe Renault a l'intention de rester en Iran, malgré les risques de sanctions

Julie Thoin-Bousquié , , ,

Publié le

Renault pourrait "réduire la voilure très fortement si besoin" en Iran, mais pas complètement le quitter. Il y a quelques jours, PSA avait décidé d'engager son retrait du pays.

Le groupe Renault a l'intention de rester en Iran, malgré les risques de sanctions
Renault a l'intention de maintenir sa présence en Iran malgré le retour des sanctions américaines.
© Kaveh SEYEDAHMADIAN Renault SAS

Le groupe Renault n’a pas l’intention de quitter l’Iran. Interrogé sur le sujet à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires organisée à Paris le 15 juin, le PDG du constructeur français Carlos Ghosn a indiqué que l’entreprise "resterait" dans le pays, "même avec une voiture réduite". "Nous avons toujours eu une relation de long avec Iran. Ce n’est pas la première fois que le pays subit des sanctions, mais nous n’avons jamais abandonné l’Iran", a souligné Carlos Ghosn, qui a par ailleurs été renouvelé dans ses fonctions pour quatre ans et vu sa rémunération de 7,4 millions validée au titre de l'année 2017. 

"Nous n’abandonnerons pas même si nous devons réduire la voilure très fortement, parce que nous sommes persuadés que ce marché s’ouvrira de nouveau et le fait de rester sur place nous donnera certainement un avantage", a poursuivi Carlos Ghosn, en écho aux menaces brandies par les Etats-Unis à l’égard des entreprises entretenant un lien avec la République islamique. Depuis l’annonce de Donald Trump le 8 mai de se retirer de l’accord sur le programme nucléaire iranien, les sanctions américaines pèsent sur toutes les entreprises utilisant le dollar ou ayant des activités directes aux Etats-Unis.

Le président-directeur général de Renault a toutefois précisé qu’une "équipe en contact direct avec l’administration américaine" avait été mise en place pour déterminer les marges de manœuvre possibles en Iran. L’année dernière, le groupe français a écoulé dans le pays 162 000 unités, en hausse de 49 % par rapport à 2016. Une progression qui permet à l’entreprise d’atteindre 10% de parts de marché en Iran.

Nissan bien implanté aux Etats-Unis

Une annonce qui tranche avec la décision prise par le concurrent PSA il y a quelques semaines. Le 4 juin dernier, le constructeur au Lion avait indiqué avoir commencé à suspendre les activités de ses coentreprises en Iran afin de se conformer à la loi américaine, en vue de sa mise en œuvre le 6 août prochain. Et ce, alors que l’Iran constitue pour PSA de loin le plus gros pays étranger sur le plan des volumes, avec 444 600 véhicules écoulés en 2017.

Une des raisons du retrait de PSA est liée à son implication aux Etats-Unis via sa filiale d’équipement Faurecia. A l’image de son concurrent, le groupe Renault n’est pas directement implanté aux Etats-Unis. Il l’est en revanche indirectement au niveau de l’Alliance puisque son partenaire Nissan a vendu en 2017 près de 1,593 millions d’unités dans le pays.

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