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L'Usine Auto

Le groupe Renault porté par ses paris gagnants

Julie Thoin-Bousquié ,

Publié le

Le groupe Renault a enregistré une "progression record" de ses ventes mondiales en 2017, grâce notamment à sa diversification sur le plan géographique. Mais aussi à des bonnes performances sur ce qui avait constitué deux paris à leur lancement, la gamme "Global Access" et le véhicule électrique.

Le groupe Renault porté par ses paris gagnants
Renault a enregistré une hausse de 8,5% de ses ventes en volume en 2017.
© Eric Gaillard

Le groupe Renault en pleine forme. Le constructeur français a enregistré une progression de ses ventes en volume à l’échelle mondiale de 8,5% au cours de l’année écoulée, à 3,76 millions de véhicules (particuliers et utilitaires confondus), contre un peu moins de 3,5 millions en 2016. "Notre stratégie de renouvellement de la gamme et d'expansion géographique continue à porter ses fruits", s’est félicité Thierry Koskas, directeur commercial de Renault, lors des résultats commerciaux lundi 15 janvier. Pour preuve, le groupe, qui comprend la marque au Losange, ainsi que Dacia, Samsung Motors et Lada, a connu en particulier de fortes progressions sur deux plaques géographiques : la région Eurasie (ventes en hausse de 13,6% en 2017) et en Asie-Pacifique (+17%).

Diversification géographique

Dans le premier cas, Renault surfe sur la bonne dynamique enregistrée par le marché russe, après plusieurs années de crise. La marque russe Lada, consolidée pour la première année dans les comptes du groupe, a enregistré une hausse de ses ventes de 18%, à plus de 335 000 unités. Avtovaz, qui produit les Lada, profite du renouvellement de la gamme avec les véhicules Vesta et XRay, qui figurent parmi les 10 modèles les plus vendus en Russie aux côtés des incontournables Granta et Largus. "Les marques Renault et Lada totalisent une part une part de marché supérieure à 25% en Russie", a précisé Thierry Koskas. En Turquie, Renault s’impose comme la première marque aussi bien dans les véhicules particuliers qu’utilitaires. "Du jamais-vu depuis 2004", se souvient le directeur commercial.

Dans la région Asie-Pacifique, le groupe a profité du dynamisme de ses modèles Kadjar et Koleos qui, en Chine, ont permis de doubler les ventes. En 2017, le constructeur français a vu ses immatriculations croître à 72 100 unités, contre un peu plus de 35 000 au cours de l’année précédente. A lui seul, le Koleos a enregistré près de 43 400 immatriculations. Une progression en phase avec les ambitions de Renault, qui a pénétré récemment le marché chinois. Ailleurs, le groupe profite de la dynamique des marchés iranien (+49,3% des ventes) ou encore au Brésil (+9,3%) porté dans ce dernier cas par l’attractivité des Captur et Kwid. Au total, "49% de nos ventes sont désormais réalisées hors Europe, et 51% en Europe", a souligné Thierry Koskas.

Record pour la gamme à bas coût

Côté produits, la gamme dite "Global Access" enregistre des performances inédites. A elle seule, cette offre du groupe Renault a représenté en 2017 près de 40% des ventes faites auprès des particuliers. De quoi confirmer la pertinence de ce modèle pour Renault, qui occupe depuis plusieurs années une position unique avec ces modèles à bas coût. Pilier de ce programme, la marque roumaine Dacia a connu une progression des ventes en volume de 12% en 2017. Au total, 463 700 véhicules accessibles ont été vendus, compte tenu notamment du succès de la Dacia Sandero lancée à la fin de l’année 2016.

"En France, la Sandero est la voiture la plus vendue à des particuliers sur l’ensemble de l’année, avec presque 55 000 unités", s’enthousiasme François Mariotte, directeur commercial de Dacia. "C’est également vrai en Europe : à la fin novembre, elle était la plus vendue auprès des particuliers devant la Golf et la Polo de Volkswagen". Le Dacia Duster représente de son côté le deuxième véhicule le plus vendu en Europe dans le segment C. Une performance qui devrait se maintenir, voire se renforcer avec l’arrivée de la nouvelle génération du Duster cette année, tout juste lancée en Roumanie et en France. "Les premières commandes laissent augurer de bonnes ventes en 2018", se contente d’indiquer François Mariotte.

Côté Renault, le Captur (avec un C ou un K selon les pays), fait également partie des leaders sur le segment C en Russie, Argentine et au Brésil. Disponible depuis le milieu de l’année dernière au Brésil, la Renault Kwid a "enregistré plus de 30 000 commandes depuis son lancement", a indiqué Thierry Koskas, à tel point que les délais de livraison s’allongent. En Inde, le dynamisme de la Kwid s’est essoufflé avec des ventes en baisse de 15%. Mais l’arrivée du Captur en fin d’année 2017 devrait permettre d’observer un record au cours de l’année, veut-on croire chez Renault.

Toujours plus électrique

L’autre pari gagnant pour Renault est son implication précoce dans le véhicule électrique. Avec 31 300 ZOE et 4230 Kangoo ZE, le groupe voit ses ventes croître de 38% par rapport à 2016 dans cette nouvelle motorisation. De quoi permettre au constructeur de s’arroger une part de marché de 24% dans le domaine de l’électrique sur le Vieux Continent. "Pour la ZOE, nous avons observé une croissance de 44% des immatriculations", détaille Gilles Normand, directeur de la division véhicule électrique au sein du groupe Renault. "Avec la nouvelle ZOE ZE 40, nous avons pu atteindre 300 kilomètres d’autonomie en usage réel, ce qui fait que nous avons quitté le segment de niche initial du véhicule électrique", justifie-t-il pour expliquer la progression des ventes.

A tel point que l’entreprise peine à livrer tous les véhicules commandés par ses clients, comme l’avait déjà indiqué Carlos Ghosn l’année dernière. Pour répondre à cette demande, Renault a augmenté sa production de moteurs électriques au sein de l’usine de Cléon avec une centaine d’embauches annoncées en 2017 destinées spécifiquement à cette activité. Une tendance qui doit se poursuivre, souligne Gilles Normand: "Nous avons déjà prévu d’augmenter notre capacité de production de moteurs électriques et sommes en train d’étudier l’investissement correspondant", affirme-t-il. 

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