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L'Usine Maroc

Le groupe INSA va ouvrir en 2014 une école d’ingénieurs franco-marocaine à Fès

Publié le

Dans le cadre d'un partenariat franco-marocain, Fès accueillera à la rentrée 2014 une école publique d'ingénieurs qui sera fréquentée par les étudiants des deux pays a-t-on annoncé vendredi dans le cadre de la première réunion des ministres de la Recherche des pays du dialogue 5+5, qui se tient dans la capitale marocaine Rabat.

Le groupe INSA va ouvrir en 2014 une école d’ingénieurs franco-marocaine à Fès
Geneviève Fioraso, ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
© gouvernement.fr

Une première ! Une école publique d'ingénieurs ouvrira ses portes en 2014 à Fès pour recevoir les étudiants franco-marocains de part et d'autre de la Méditerranée. Cette réunion permettra de rechercher des axes de coopération prioritaires pour renforcer les efforts des deux pays dans le domaine de la recherche.

"Ce sera le premier établissement public euro-méditerranéen d'enseignement supérieur et de recherche dédié à l'ingénierie et à l'architecture", a déclaré Geneviève Fioraso ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche lors d'un entretien accordé au quotidien marocain Le Matin ce vendredi.

Un projet pilote

La création de cette école  franco-marocaine d’ingénieurs à Fès se fait en collaboration avec le groupe d’écoles d’ingénieurs français INSA (Institut national des sciences appliquées).

Doté d'un financement public-privé par la France et le Maroc, le nouvel institut de Fès concernera  "les bacheliers de l'ensemble des étudiants de l'Afrique subsaharienne et des pays du Maghreb", a précisé la ministre française en ajoutant que ce projet aura pour objet "la mise en place d’un cycle de master international en formation continue."

Il s'agit selon elle "d’offrir la chance à des étudiants marocains ou africains qui ne peuvent ou ne souhaitent pas effectuer leurs études en France de bénéficier d’une ingénierie pédagogique française et d’un diplôme français." 

"La France prévoit d’y contribuer en mettant progressivement à disposition du futur établissement une vingtaine d’enseignants-chercheurs, dont elle assurera la rémunération." a déclaré la ministre.

jouer un rôle de hub scientifique régional

"Vu sa tradition scientifique, sa stabilité", ce projet pourrait "jouer un rôle de hub scientifique régional" a déclaré Lahcen Daoudi, (ministre marocain de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres) à l'AFP,

Premier contingent d'étudiants étrangers en France, le Maroc compte plus de 32 000 marocains étudiant actuellement dans ce pays.  Le nombre de demandes déposées par des étudiants marocains pour effectuer des études en France a progressé de 15% depuis le début de cette année 2013.

"L'objectif est de rassembler 2 000 élèves et de compter 300 diplômés par an, comme c'est le cas des Insa de Rouen, Rennes ou Strasbourg" dira à L'étudiant Jean-Louis Billoët, directeur de l'Insa Rouen.

La création d'autres établissements d'enseignement supérieur au Maroc, en partenariat avec de grandes écoles et des universités françaises, est également à l'étude.

Le groupe 5+5, destiné à favoriser la coopération régionale, réunit les 10 pays des deux rives de la Méditerranée occidentale.

 

Nasser Djama

 

La formation en ligne de mire
La visite officielle de François Hollande au Maroc début avril 2013, a fait l'objet entre autres de la signature d'une convention entre Centrale Paris et l'État marocain, relative à la création d'une future école marocaine d’ingénieurs de haut niveau basée à la périphérie de Casablanca. Pilotée au plan pédagogique par Centrale Paris. Elle doit notamment accueillir une centaine d'élèves en septembre 2014.
Le groupe  5+5 regroupe les pays de la Méditerranée occidentale. Il a été lancé à Rome en octobre 1990 suite à une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays concernés. Le groupe réunit l’Italie, la France, l’Espagne, le Portugal et Malte côté rive Nord de la Méditerranée, et l'Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie côté rive sud. Objectif, initier un processus de coopération régionale en Méditerranée Occidentale.

 

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