L'Usine Agro

Le groupe Cofigeo et la coopérative Arterris reprennent William Saurin

Gaëlle Fleitour

Publié le , mis à jour le 06/06/2017 À 08H55

Entretien Le groupe agroalimentaire Cofigeo, allié à la coopérative Arterris, a été désigné le 3 octobre par le tribunal de commerce de Paris pour reprendre le  pôle plats cuisinés (dont William Saurin) du groupe Financière Turenne Lafayette (FTL).   Cofigeo s’engage à reprendre tous les salariés et les sites du pôle, confiait, mi-mai, Mathieu Thomazeau, son co-président, à L’Usine Nouvelle.

Le groupe Cofigeo et la coopérative Arterris reprennent William Saurin

L'Usine Nouvelle - William Saurin vous intéresse-t-il pour la complémentarité de vos gammes ?

Mathieu Thomazeau - Pas uniquement. Il y a une double vision stratégique à notre offre : une catégorielle et une industrielle. Ces dernières années, la fondatrice de la maison-mère de William Saurin avait privilégié les investissements promotionnels, au détriment des investissements industriels et des investissements dans la valorisation de la catégorie et dans la communication.

Or dans notre catégorie des solutions de repas appertisées, il nous faut lancer une nouvelle dynamique par l’innovation et la valorisation des marques. Il nous faut suivre l’évolution des usages, moderniser l’image de nos marques et ne pas rester sur des pensées d’arrière-garde.  Notre ambition est de constituer un acteur solide capable de le faire.

Et l’industrie ?

Tout cela ne peut se faire qu’à travers un projet industriel fort. Au cours des dernières années nous avons investi près de cinq millions d’euros dans nos quatre usines actuelles. Un rapprochement avec William Saurin permettrait d’envisager une politique industrielle se basant sur le meilleur des savoir-faire de chacune des usines. A ce titre, il y a une réelle complémentarité entre les différents sites de production d’un nouvel ensemble. On pourrait ainsi libérer beaucoup plus de ressources sur le développement de nouveaux process, la communication et l’innovation.

Combien êtes-vous prêts à mettre sur la table ?

Nous prévoyons un budget d’investissements proche de  40 millions d’euros pour remettre aux normes et créer une dynamique industrielle. En termes de valeur d’entreprise, nous nous devons au respect de la confidentialité. Mais nous sommes proches de ce qui a pu être évoqué (80 à 100 million d’euros, ndlr). Nous nous engageons à reprendre l’intégralité des femmes et des hommes travaillant pour William Saurin ainsi que l’ensemble des usines, mais cela nécessitera un budget substantiel pour tenir compte de l’obsolescence et des remises aux normes de certains sites.

Cette catégorie de produits a-t-elle beaucoup souffert ?

Elle a souffert en 2013 suite à la crise équine, mais elle a énormément de belles choses à faire valoir : avec des bons produits aux qualités organoleptiques, accessibles en prix, et pas de gaspillage à financer car dans notre chaine alimentaires il y a moins de pertes liées à la durée de vie des produits. A nous d’innover sur les conditionnements, l’image de marque, et  repositionner sur de nouveaux usages.

Comment l’activité serait-elle répartie?

Notre offre est conjointe avec la coopérative chaurienne Arterris. Elle reprendrait les activités de la marque de cassoulet La Belle Chaurienne, située comme elle à Castelnaudary, dans l’Aude, et qui n’avait jamais été réellement intégrée à l’entreprise William Saurin. Elle dispose d’une part de marché assez similaire à celle de Raynal & Roquelaure, que possède Cofigeo. Nous reprendrions pour notre part la marque William Saurin.

 

 

Un spécialiste industriel des plats cuisinés 
Spécialiste des plats cuisinés (en conserve, sauces pour pates, légumes secs cuisinés et conserves de viande), le groupe Cofigeo est issu de la reprise de la PME familiale Raynal & Roquelaure, et du rachat d’activités au groupe Nestlé. Détenu par ses dirigeants et des partenaires financiers, il a réalisé l’an dernier 150 millions d’euros de chiffre d’affaires, en croissance de 3,5%.

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