Le grand soir des grands salaires des grands patrons ?

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Le grand soir des grands salaires des grands patrons ?

Pour certains, ça y est la finance aurait enfin pris conscience de ses excès ! La preuve ? Elle serait en train de s’autoréguler… en refusant les salaires et les bonus mirobolants des dirigeants des plus grandes banques. Première victime ? Vikram Prandit, le patron de Citigroup qui a vu son plan de rémunération de 15 millions de dollars (pour 2011) rejeté par 55 % de ses actionnaires lors de son assemblée générale.

Il n’en fallait pas plus pour que certains observateurs y voient le grand soir des grands salaires des grands patrons. "C’est un bel exemple de régulation privée, affirme ainsi l’économiste Thomas Philippon aux Échos. C’est un signal important, le premier indice d’un retour à la normale dans le secteur financier." Et le chercheur de la New York University d’ajouter : "aucun dirigeant américain ne pourra passer outre."

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Cet acte de résistance des actionnaires de Citigroup (dont des fonds d’investissement) ne serait que le signal avant-coureur d’une lame de fonds qui verraient les rémunérations de tous les dirigeants passées à la paille de fer. C’est peu probable en réalité. Ce qu’a condamné l’assemblée générale de Citigroup ce n’est pas l’énorme niveau de rémunération de Vikram Prandit mais les faibles performances, notamment boursières, réalisées par la banque sous son mandat. Ce que réclament de concert fond d’investissement et petits porteurs, ce n’est pas un meilleur partage de la richesse au sein des entreprises mais une rentabilité plus forte. Et il n’est pas sûr que ce soit une bonne nouvelle si le mouvement gagne l’industrie.

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