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Le grand rabbin Michel Gugenheim : « La technique ne contrecarre pas le plan divin »

Publié le

L'analyse du Grand rabbin Michel Gugenheim, directeur du séminaire israélite de France, membre du Comité consultatif national d'éthique de 2002 à 2006 et spécialiste de la bioéthique.

Sommaire du dossier

« Le judaïsme a une vision très positive du progrès. Dieu a mis dans le monde toutes sortes de forces. A l'homme de les trouver, c'est-à-dire de chercher de nouvelles techniques, et d'en tirer parti pour le progrès, à condition de ne pas détruire son environnement. La maîtrise de la procréation de l'homme ne va pas à l'encontre de la foi, car toutes les techniques de procréation existant aujourd'hui utilisent la nature.

Ainsi, l'ovule et le spermatozoïde constituent la participation divine dans le processus de naissance. Ce n'est pas nous qui leur donnons vie. A ce titre, nous ne modifions pas le plan divin lors d'une fécondation in vitro. Dans le cadre du clonage thérapeutique ou du recours à des embryons surnuméraires, la religion juive a une position originale. D'une part, dans le processus de gestation d'un être humain, l'embryon est considéré comme de l'eau durant les 40 jours suivant la fécondation. Or le travail sur les cellules souches implique un arrêt de la vie de l'embryon à huit jours.

D'autre part, à la différence d'un embryon se développant in utero, ces embryons ne peuvent être considérés comme des êtres humains en puissance, dans la mesure où ils sont fabriqués en éprouvettes. Il faudrait une intervention extérieure pour les implanter dans l'utérus d'une femme et achever la gestation. Nous ne sommes donc absolument pas opposés au clonage thérapeutique. Son objectif est hautement louable puisqu'il s'agit de guérir des maladies incurables.

Les objections soulevées d'atteinte à la dignité humaine n'existent pas dans ce cas. Il faut juste verrouiller les risques de dérives. D'ailleurs, si une femme est d'accord pour donner ses ovocytes et dans la mesure où la loi l'autorise, le judaïsme n'est pas hostile à ce qu'elle demande des dédommagements financiers. Une chose qui n'est pas du tout admise en France aujourd'hui.»

Propos recueillis par C.C

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