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L'Usine de l'Energie

L'exécutif rode son investissement sur les compétences avec 10 000 formations aux métiers verts

Cécile Maillard , ,

Publié le

 En 2018, une partie du milliard d’euros que le gouvernement a prévu de consacrer à la formation dans le cadre d’un plan d’investissement dans les compétences (PIC) servira à financer 10 000 nouvelles formations aux métiers verts.

L'exécutif rode son investissement sur les compétences avec 10 000 formations aux métiers verts
10 000 formations seront fléchées sur les métiers du tri des déchets, du recyclage dans l’automobile, de l’installation de pompes à chaleur…
© GDF SUEZ/ABACAPRESS/JANIN AGNES

Identifier les besoins des entreprises territoire par territoire ; trouver les bonnes formations et les organismes qui les proposent ; y envoyer des jeunes décrocheurs et des demandeurs d’emploi, en pariant qu’ils seront embauchés, à l’issue de leur formation, par les entreprises qui se seront déclarées à la recherche de ces compétences. Telle sera la philosophie des 10 000 formations aux "métiers verts et verdissants" que Muriel Pénicaud a annoncées lundi 14 mai.

Avec le numérique, les métiers de la transition écologique ont été identifiés comme prioritaires par le gouvernement pour répondre aux tensions sur les recrutements. Il a donc décidé de porter ses efforts, en 2018, sur ces deux secteurs, dans le cadre des premières dépenses du Plan d’investissement dans les compétences (PIC), qui prévoit de consacrer 11 milliards d’euros sur cinq ans à la formation, dont un milliard cette année.

Priorité aux transitions écologique et numérique

Il s’agit, en fait, d’un cofinancement par l’Etat et Pôle emploi de 10 000 nouvelles préparations opérationnelles à l’emploi collectives (POEC), qui seront fléchées sur les métiers du tri des déchets, du recyclage dans l’automobile, de l’installation de pompes à chaleur… L’Etat a déjà consacré 60 millions d’euros à la POEC en général au premier semestre 2018. Il pourrait y affecter autant sur la deuxième partie de l’année, en débordant sur 2019.

Un appel à projet sera lancé par Pôle emploi auprès des OPCA (organismes collecteurs de la formation, appelés à devenir des "opérateurs de compétences") des branches concernées. Seront retenues, donc financées, les demandes de formation correspondant aux besoins et urgences identifiés dans les territoires.

Début avril, la ministre du Travail avait annoncé un plan de soutien à 10 000 formations aux métiers du numérique, dont 5 000 confiées à la Grande école du numérique, notamment pour qu’une offre de formation émerge dans les quartiers prioritaires de la ville, et 5 000 à Pôle emploi, pour des préparations opérationnelles à l’emploi collectives (3 000) et une version légèrement modifiée des actions de formation préalables au recrutement (2 000). Fléchées sur les jeunes et les demandeurs d’emploi les moins qualifiées, ces formations peuvent durer jusqu’à 800 heures, contre 400 habituellement en POE. La mesure devrait coûter 80 millions d’euros.

2018, année de transition

Dans les deux cas – métiers verts et numériques – 2018 représente une année de transition, de remise à plat du système par l’expérimentation, sur ces deux secteurs, d’une nouvelle approche. La Grande école du numérique devrait mettre en place de nouvelles formations qui perdureront les années suivantes. La réflexion sur les métiers verts, la méthode d’identification des besoins par territoire, les exigences nouvelles sur le contenu des formations pour qu’elles soient au plus près des besoins des entreprises, permettront de continuer à former de 2019 à 2022 sur de bonnes bases.

Par ailleurs, pour déployer le milliard d’euros de son PIC 2018, l’Etat est en train de signer des conventions d’amorçage avec les régions, pour un montant de 670 millions d’euros. Sa priorité est, pour cette année, de flécher les formations sur les personnes très éloignées de l’emploi et très peu qualifiées, et de former aux compétences de base.

Avec un coût moyen de 4 500 euros par formation, 150 000 formations supplémentaires – par rapport à ce que les régions avaient déjà prévu - seront soutenues par l'Etat. En Nouvelle-Aquitaine, 52 millions d’euros doivent financer 115 00 formations supplémentaires; en Centre Val de Loire, 26 millions d’euros permettront 6 000 formations en plus, etc. Les régions ont commencé à préparer la suite avec l’Etat, via un pacte pluriannuel pour 2019-2022, qui devra prendre en compte les diagnostics effectués bassin d’emploi par bassin d’emploi, donc les priorités sectorielles.

Avec l’idée qu’en 2019, la réforme de la formation professionnelle entrera en vigueur. Un timing très serré pour un chantier titanesque.

 

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