Le gouvernement refuse que Fincantieri soit majoritaire chez STX France

La semaine passée la presse spécialisée avait relayée la mauvaise humeur des Italiens de Fincantieri. Ils craignaient d’être roulés dans la farine française et de ne pas devenir l’actionnaire majoritaire de STX. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue confirme la position de la France.

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Le gouvernement  refuse que Fincantieri soit majoritaire chez STX France
Chantier naval STX France à saint-Nazaire

Ce vendredi matin 17 février, à Bercy, Christophe Sirugue s’adressait aux journalistes avec Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom après un second Comité de suivi national des engagements pris à propos du sauvetage de l’usine de Belfort. Mais impossible d’échapper aux questions sur l’avenir de STX France, surtout après la publication dans Mer & Marine, le 10 février dernier d’un article relatant la mauvaise humeur des dirigeants de Fincantieri.

En reprenant les deux tiers de capital de STX France (l’autre tiers appartient à l’Etat français),ils ne veulent pas après le tour de table réunissant un futur pack d’actionnaires devenir les dindons de la farce. C’est-à-dire se retrouver en position minoritaire face aux français.

Pas de nationalisation

Depuis, l’industriel italien a tenté de calmer le jeu. Une source proche du dossier a confirmé à L’Usine Nouvelle que les négociations se poursuivaient d’abord avec les Coréens et qu’il n’était pas question d’intégrer dans un premiers temps les discussions sur le pack d’actionnaires, où DCNS est plus que pressenti. Fincantieri restera muet jusqu’à la signature avec la Corée qui ne devrait pas intervenir avant la mi-mars.

Ce matin, Christophe Sirugue a confirmé à quelques journalistes que les discussions se poursuivaient avec les chantiers navals italiens. Mais il a été ferme. "Nous ne voulons pas que Fincantieri soit majoritaire seul, mais nous ne voulons pas nationaliser STX France." Et pas question de de reculer sur les conditions émises il y a quelques semaines : maintien du carnet de commandes et des emplois y compris avec les sous-traitants de rang 1 et rang 2, absence de transfert technologique, respect du droit à la propriété, …

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