Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Matières premières

Le gouvernement promet plus de social en Nouvelle Calédonie

,

Publié le

Au lendemain du référendum rejetant l'indépendance, le gouvernement français veut mettre la priorité sur les enjeux sociaux et économiques en Nouvelle-Calédonie.

Le gouvernement promet plus de social en Nouvelle Calédonie
Au lendemain du référendum rejetant l'indépendance, le gouvernement français veut mettre la priorité sur les enjeux sociaux et économiques en Nouvelle-Calédonie.

Si le référendum du 4 novembre en Nouvelle-Calédonie s’est traduit par un rejet de l’indépendance, la forte participation, à plus de 80 % et la mobilisation pour le oui, à plus de 46 %, laissent entrevoir le long travail qui reste en accomplir. La victoire est beaucoup moins écrasante que prévue, pour le non, mais surtout, le taux de participation très élevé signifie que toutes les entités de la population ont voté, même les jeunes.Ces résultats traduisent aussi les inégalités entre les Kanak et les Caldoches qui restent profondes. La répartition du vote sur une carte saute aux yeux. Les kanak restent attachés à l’indépendance.

Le Premier ministre à Nouméa

En déplacement à Nouméa, le Premier ministre Edouard Philippe a voulu montrer que le gouvernement donnait la priorité aux enjeux sociaux et économiques. Une nécessité incontournable aujourd’hui, en Nouvelle-Calédonie, un territoire marqué par la vie chère et où les inégalités sont régulièrement dénoncées.

"En concentrant notre travail sur l'organisation du scrutin et les questions institutionnelles, les enjeux économiques et sociaux ont parfois été placés au second plan", a regretté le 5 novembre Edouard Philippe, avant de promettre des propositions en décembre. "Il faut en toute matière penser à l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Pas simplement à son avenir institutionnel, mais à l'avenir de sa jeunesse, son avenir éducatif, social et économique", a renchéri le chef du gouvernement le 6 novembre devant l'Assemblée nationale.

Malgré les accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) qui intégraient des mesures de rééquilibrage de la richesse, essentiellement portée par les ressources de nickel, les disparités entre Kanak et population d'origine européenne restent prégnantes. Et la vie est chère. Selon une récente étude de l'UFC-Que Choisir, le panier de la ménagère est 2,24 fois plus cher sur le Caillou qu'en métropole. Le salaire minimum 135 000 francs pacifiques net (1130 euros) est loin d’être suffisant pour vivre.

Les loyalistes espéraient une nette victoire du non pour "purger" la question de l’indépendance. C’est loin d’être le cas. Les indépendantistes ont fait savoir qu’ils voulaient aller jusqu’au bout du processus qui leur permet selon les accords de Nouméa d’organiser encore deux référendums sur la question, en réunissant un tiers du Congrès.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

1000 INDICES DE REFERENCE

  • Vous avez besoin de mener une veille sur l'évolution des cours des matières, la conjoncture et les coûts des facteurs de production
  • Vous êtes acheteur ou vendeur de produits indexés sur les prix des matières premières
  • Vous êtes émetteur de déchets valorisables

Suivez en temps réel nos 1000 indices - coût des facteurs de production, prix des métaux, des plastiques, des matières recyclées... - et paramétrez vos alertes personnalisées sur Indices&Cotations.

 

LES DOSSIERS MATIERES

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle