Economie

Le gouvernement prévoit désormais un déficit de 7,6% du PIB en 2020

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Publié le , mis à jour le 09/04/2020 À 18H52

Le gouvernement s'attend désormais à une contraction de 6% du Produit intérieur brut (PIB) de la France en 2020 en raison des effets de l'épidémie de coronavirus, ce qui serait la plus importance récession enregistrée dans l'Hexagone depuis 1945, déclare le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans un entretien paru sur le site du quotidien Les Echos.

Le gouvernement prévoit désormais un déficit de 7,6% du PIB en 2020
Le gouvernement s'attend désormais à une contraction de 6% du Produit intérieur brut (PIB) de la France cette année en raison des effets de l'épidémie de coronavirus, ce qui serait la plus importance récession enregistrée dans l'Hexagone depuis 1945, déclare le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans un entretien paru jeudi sur le site du quotidien Les Echos. /Photo d'archives/REUTERS/Natalie Huet
© Reuters Staff

Face à une prévision de chute du PIB de 6% en 2020, le gouvernement va examiner le 15 avril en conseil des ministres un projet de loi de finances rectificative, qui comportera une prévision de déficit de 7,6% du PIB (contre 3,9% prévu en mars dernier), précise dans une interview aux Echos le ministre du Budget, Gérald Darmanin.

"Pour le seul périmètre de l’Etat, nous serons à plus de 170 milliards d’euros de déficit budgétaire alors que nous avions prévu 93 milliards en loi de finances initiale", dit-il, ajoutant que Bercy table désormais sur une baisse de 37 milliards d’euros des recettes fiscales.

Le gouvernement prévoit maintenant une dette publique de 112% du PIB à la fin de l’année, soit 14 points de plus que ce qui était prévu initialement, et sur une inflation limitée à 0,5% cette année, en raison de la chute des prix du pétrole.

100 milliards pour relancer l'économie

Cette dégradation des finances publiques s'explique notamment par le plan de soutien d'urgence à l'économie, qui sera de 100 milliards au lieu des 45 milliards initialement prévus.

Les dépenses exceptionnelles consacrées au système de santé et à son personnel passeront de deux à sept milliards.

Soutien à Air France

Concernant le soutien aux entreprises, Bruno Le Maire souligne que certains secteurs comme le tourisme, l’aéronautique, ou l’automobile "demanderont des plans spécifiques à la sortie de la crise".

"L’Etat apportera très rapidement son soutien à Air France, sous la forme la plus adaptée", ajoute-t-il, estimant que les pertes de la compagnie "se chiffrent à plusieurs milliards d’euros par mois".

Avec Reuters (Leigh Thomas et Jean-Michel Bélot, édité par Bertrand Boucey)

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