Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Le gouvernement n’abandonne pas complètement les futures LGV

Olivier Cognasse ,

Publié le

Le ministère des Transports présentait mardi 11 septembre ses priorités sur la programmation des investissements. Des moyens en hausse et des projets de LGV épargnés…

Le gouvernement n’abandonne pas complètement les futures LGV
Tous les trains TET seront renouvelés.
© AMarques432 - Flickr - C.C.

Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice, Montpellier-Perpignan, Roissy-Picardie et Paris-Normandie sauvés ! Enfin sur le papier.
Le gouvernement s’est basé sur le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI) présidé par l’ancien député socialiste Philippe Duron pour établir la programmation des investissements de transport. Sur les trois scénarios, il a finalement placé le curseur entre le premier et le second, rejetant le plus dispendieux.

L’occasion de dénoncer l’irréalisme de la présidence Hollande qui prévoyait de dépenser 18,6 milliards d’euros entre 2018 et 2022,

alors qu’entre 2013 et 2017, seuls 9,2 milliards avaient été financés par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF).

Le gouvernement va programmer 13,4 milliards d’euros sur les cinq prochaines années et 14,3 milliards sur les cinq suivantes afin de maintenir un équilibre entre les ressources disponibles et les investissements. Mais on ne sait toujours pas si les poids lourds vont devoir passer à la caisse sur le principe du pollueur-payeur.

Des investissements qui ont quatre objectifs principaux selon le ministère des Transports : "faciliter les déplacements au quotidien, accélérer la transition écologique, contribuer à la cohésion des territoires et renforcer l’efficacité des transports de marchandises." Et de mettre en avant le fait que "peu de programmes ministériels ont la chance d’avoir autant de moyens, avec une augmentation de 40% par rapport au précédent quinquennat."

 

5 programmes d’investissements prioritaires

Le gouvernement entend fixer 5 priorités dans ces investissements qui feront partie de la loi d’Orientation des mobilités (LOM) présentée en octobre.

La première concerne l’entretien et la modernisation des réseaux routiers, fluviaux et ferroviaires qui bénéficieront d’une augmentation des moyens. La moyenne annuelle sur les dix dernières années était de 670 millions d’euros. Les crédits seront progressivement augmentés pour passer à 850 millions entre 2020 et 2022 et 930 millions sur la période 2023-2027. Pour le fluvial, l’enveloppe va même doubler (hors nouveaux projets).

La deuxième priorité déjà mise en avant pour la réforme du ferroviaire est la désaturation des grands nœuds ferroviaires. L’objectif est de doubler la fréquentation des trains (hors Ile-de-France). 2,6 milliards d’euros (dont la moitié payée par l’Etat) seront consacrés aux nœuds ferroviaires.

Le troisième point est le désenclavement des villes moyennes et des territoires ruraux. 1 milliard d’euros seront investis pour améliorer la qualité du réseau routier. Un exemple avec la nationale Centre Bretagne qui passera en 2 x 2 voies. "Un projet promis par le Général de Gaulle et qui n’a toujours pas été réalisé." Cette fois, il aura bien lieu, tout comme l’autoroute Toulouse (Haute-Garonne) – Castres (Tarn).

Quatrième priorité : développer les mobilités propres et partagées au quotidien. Le gouvernement annoncera dans les prochains jours un plan vélo intégré dans la LOM. 1,2 milliards d’euros seront investis sur dix ans.

Enfin, la dernière priorité, déjà incluse dans la réforme du ferroviaire est le renforcement du report modal dans le transport de marchandises. L’Etat investira 2,3 milliards d’euros sur la décennie. Il s’agit de développer l’offre, l’accès au réseau, les liaisons avec les ports et de "soutenir le transport combiné et le développement des autoroutes ferroviaires." L’autoroute ferroviaire Atlantique ne serait plus un rêve. Reportée à plusieurs reprises, elle est promise par le gouvernement.

 

Lyon-Turin, si les Italiens ne renoncent pas

Au stade des promesses, certaines lignes LGV ne sont pas passées à la trappe au contraire du Paris –Orléans – Clermont-Ferrand et du célèbre projet de barreau entre Limoges et Poitiers. Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice, Montpellier-Perpignan, Roissy-Picardie et Paris-Normandie verraient le jour.

Mais le diable est dans les détails. Le ministère évoque un phasage proche des scénarios 1 et 2 du COI avec l’engagement durant le quinquennat actuel de lancer les travaux pour les nœuds ferroviaires, notamment à Bordeaux et Toulouse. La suite est plus nébuleuse. Si l’on se réfère au rapport du COI, le Roissy-Picardie pourrait entrer en service entre 2027 et 2032.Pour les autres lignes, elles seront totalement achevées après 2037…

Plus concret est le programme d’investissements sur les lignes TET (ex-Intercités) Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Limoges-Toulouse. 2,5 milliards d’euros seront investis pour remplacer la totalité des trains et rénover le réseau. Selon le ministère, ces travaux qui devraient s’achever en 2025 permettront de gagner 25 minutes entre Paris et Limoges.

Enfin, cerise sur le gâteau, le gouvernement s’engage à respecter ses engagements avec l’Europe de mener à bien les projets du Canal Seine-Nord – si le financement est bouclé – et du Lyon- Turin.

Ce projet controversé qui rencontre beaucoup d’oppositions, y compris dans l’actuel gouvernement italien – le mouvement 5 étoiles – et semble moins justifié qu’il y a quelques années par la baisse des échanges économiques entre les deux pays n’est pas encore sauvé. Si le gouvernement français ne compte pas y renoncer, il ne serait sans doute pas mécontent que ses homologues italiens prennent l’initiative.

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

12/09/2018 - 13h08 -

Où avez vous vu que les échanges baissent entre l'Italie et la France ? Au tunnel routier du Fréjus : +5% en 2017 +10% depuis le début de l'année
Répondre au commentaire

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle