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Quotidien des Usines

Le gouvernement lance une mission d'expertise à Florange

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[ACTUALISE] - Les salariés de l’usine de Florange (Moselle) ont rencontré ce 4 juin le président de la République François Hollande et le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. L'objectif étant de trouver une solution pour la survie du site où deux hauts fourneaux sont à l'arrêt.

Le gouvernement lance une mission d'expertise à Florange © D. R.

Arnaud Montebourg a annoncé la mise en place d'une "mission d'expertise" sur "les perspectives industrielles" du site sidérurgique, sur lequel les salariés sont actuellement en chômage partiel.

"Nous demandons à ArcelorMittal", propriétaire du site lorrain, "de ne procéder à aucune décision qui remettrait en cause la viabilité du site de manière à ce que le gouvernement puisse (...) désigner une mission d'expertise indépendante sur les perspectives industrielles du site de Florange", a précisé le ministre. Selon lui, cette mission doit rendre son rapport "le 30 juillet dernier délai".

La mission aura pour but de consulter toutes les parties prenantes au dossier, dont l'intersyndicale. Elle sera pilotée par un exepert désigné par le ministre lui-même. "Sur la base de ces analyses, nous prendrons les décisions qui s'imposent avec l'ensemble des parties prenantes, a précisé Arnaud Montebourg. Cette mission s'attachera à analyser les perspectives du marché européen et mondial, elle examinera le projet en priorité Ulcos et toute autre forme de projet qui a été, soit initié par ArcelorMittal, soit à l'initiative de l'intersyndicale et examinera avec précision les perspectives industrielles pour que ce site soit un site viable, performant sur le long terme et soit maintenu".

Soutien à Ulcos

Au même moment, Jean-Marc Ayrault  était en visite en Moselle. L'occasion pour le Premier ministre de confimer qu'il soutient le projet  Ulcos. "Le groupe Mittal a décidé de poursuivre l'arrêt de l'activité. Nous, nous pensons qu'il faut que l'activité reprenne et s'inscrive dans un grand projet, a-t-il ajouté. Vous savez qu'il existe un grand projet industriel, Ulcos, qui a le mérite de produire l'acier en respectant l'environnement".

Cette annonce va dans le sens des attentes des salariés de l'entreprise. Le projet vise à faire de Florange un site pilote de captage-stockage de C02, pour lequel un cofinancement européen a été demandé. Une réponse est attendue pour novembre. Il permettrait de faire gagner 20% de productivité à un haut fourneau et de réduire les émissions de CO2, en association avec du captage-stockage.

Pour le Premier ministre, "c'est un projet d'avenir, c'est un bon projet industriel qu'il faut continuer à défendre. En tout cas, nous voulons nous battre. Rien ne sera obtenu sans effort".

Ces déclarations interviennent au moment où les syndicats rencontrent le chef de l'Etat François Hollande pour évoquer la mise à l'arrêt des deux hauts fourneaux du site de Florange.

Une table ronde sur la sidérurgie en France

Avant même cette rencontre, le coordinateur CGT Philippe Verbeke a assuré sur Europe 1 que "si on laisse aller la sidérurgie dans le mur", cela aura "des répercussions" sur toute l'industrie. "Il y a besoin très rapidement d'avoir une table ronde sur la sidérurgie. C'est l'urgence de se réunir tous autour de la table -Etat, patrons, syndicalistes- et de regarder les pistes à creuser",

Il a appelé le président de la République à affirmer que la sidérurgie a une place stratégique dans l’industrie française. "Il y a des débouchés pour l'acier (...) l'acier est partout, il y a un besoin d'acier, a-t-il dit. C’est de la responsabilité de l'Etat de trouver des mesures offensives et de pouvoir contraindre, y compris par une loi, Mittal à redémarrer ses installations".

Le responsable syndical a par ailleurs évoqué une possible entrée de l’Etat dans le capital d’ArcelorMittal, qui selon lui est une piste pour permettre une reprise partielle du capital. "Cela permettrait une minorité de blocage et donc de s’insérer dans la stratégie du groupe", selon lui.

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