Le gouvernement lance le processus pour remplacer Carlos Ghosn à la tête de Renault

C'est officiel. Le gouvernement est à la recherche d'un successeur pour remplacer Carlos Ghosn à la tête du groupe Renault. Le patron du constructeur automobile est toujours en détention au Japon pour soupçons de malversations financières et d'abus de confiance. Une réunion du conseil d'administration du groupe Renault devrait avoir lieu le dimanche 20 janvier pour aborder ce sujet.

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Le gouvernement lance le processus pour remplacer Carlos Ghosn à la tête de Renault
Le gouvernement est à la recherche d'un successeur pour remplacer Carlos Ghosn à la tête du groupe Renault.

Bruno Le Maire a annoncé mercredi 16 janvier que le gouvernement français avait lancé le processus destiné à remplacer Carlos Ghosn à la tête de Renault, confirmant une information dévoilée le 15 janvier par Reuters.

L'État français, principal actionnaire du constructeur automobile français, a demandé que le conseil d''administration de Renault soit convoqué "dans les prochains jours" afin de "désigne[r] une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault", a déclaré le ministre de l'Économie et des Finances sur LCI. Cette réunion est susceptible de se dérouler le dimanche 20 janvier selon des sources de Reuters.

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"Nous devrons passer à autre chose"

Le gouvernement avait jusqu'ici soutenu la décision du groupe de maintenir Carlos Ghosn dans ses fonctions, optant à la place pour une direction intérimaire après l'arrestation du PDG en novembre au Japon sur des accusations de malversations financières chez Nissan.

"J'ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d'innocence de Carlos Ghosn, qui si Carlos Ghosn devait être durablement empêché, nous devrons passer à autre chose, à une nouvelle étape. Nous y sommes et nous entrons maintenant dans une nouvelle étape", a expliqué Bruno Le Maire.

Alors que Carlos Ghosn cumulait jusqu'ici la présidence du constructeur au losange et celle de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, "ce sera au conseil d'administration de définir exactement le contour [des] fonctions" de son successeur dans le cadre de la future gouvernance, a précisé le ministre.

Le président de Michelin, favori du gouvernement ?

Alors que le nom du président de Michelin, Jean-Dominique Senard, est régulièrement cité pour la succession de Carlos Ghosn, Bruno Le Maire a souligné que "c'est le conseil d'administration qui aura à se prononcer sur [les différents] candidats et l'État se prononcera sur les candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence".

Il a cependant décrit Jean-Dominique Senard comme "un grand industriel [...] un homme qui a une conception sociale de l'entreprise [...] et qui est un spécialiste du secteur automobile puisqu'il a dirigé Michelin avec beaucoup de talent et d'excellents résultats".

Carlos Ghosn toujours en détention

L'arrestation du PDG de Renault et désormais ex-président de Nissan Carlos Ghosn le 19 novembre, puis son inculpation - pour ne pas avoir déclaré l'intégralité de sa rémunération versée par Nissan entre 2010 et 2015 - a fragilisé l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, le DG de Nissan Hiroto Saikawa appelant de ses voeux des mesures pour réduire le poids de Renault.

Renault détient 43,4% de Nissan qui, de son côté, a 15% de du constructeur français mais aucun droit de vote. Nissan contrôle à son tour Mitsubishi via une part de 34%.

Mais selon Bruno Le Maire, "la question des participations au sein de l'alliance Renault-Nissan n'est pas sur la table".

Avec Reuters (Myriam Rivet, édité par Sophie Louet)

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