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L'Usine de l'Energie

Le gouvernement instaure une taxe exceptionnelle sur les produits pétroliers

Astrid Gouzik , ,

Publié le

[ACTUALISE] - Lors du Conseil des ministres, ce mercredi 4 juillet, Jean-Marc Ayrault a présenté ses premières mesures budgétaires. La taxe sur les produits pétroliers évoquée depuis quelques jours est confirmée.

Le gouvernement instaure une taxe exceptionnelle sur les produits pétroliers © trekkyandy - Flickr- c.c.

Il faut bien composer avec une croissance nationale en berne, révisée la veille à 0,3%.  Le tout nouveau gouvernement présente ce 4 juillet un "collectif budgétaire" qui rectifiera la loi de finances adoptée par la précédente majorité. Dans le lot, une taxe exceptionnelle sur les produits pétroliers. Petit coup de pouce chiffré à 550 millions d’euros pour aider le gouvernement à boucler son budget 2012. Il manque actuellement au gouvernement 7 à 10 milliards d’euros.

Selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), il s’agirait d’une taxe exceptionnelle. Le gouvernement annonce qu'elle devra être acquittée au plus tard le 15 décembre. Dans le viseur, les raffineurs, un secteur pourtant en crise. Cette taxe aurait pour effet de réduire encore leurs marges – déjà faibles - en Europe.  Et le syndrome Petroplus Petit-Couronne pourrait alors s’étendre à d’autres raffineurs. Mais ils sont aguerris à ce genre de taxe.

Les stocks des distributeurs

Plus étonnant cette fois, les distributeurs sont également concernés. En effet, les stocks de tous les distributeurs (c'est à dire les compagnies pétrolières comme Total, la grande distribution comme Leclerc, Auchan et Carrefour ainsi que les réseaux indépendants) seront ainsi mis à contribution. Une première pour les grandes surfaces ! En 2009, les distributeurs avaient été exclus de la prime à la cuve à laquelle avaient été soumis les raffineurs. Elle avait notamment coûté 210 millions d’euros à Total.

Si cette taxe était répercutée sur les consommateurs, elle pourrait augmenter les prix des carburants à la pompe d'un centime par litre d'après Bercy.

Pour justifier ce régime spécial, le gouvernement rappelle que les bénéfices des opérateurs pétroliers "échappent parfois à toute imposition en France" et que leurs marges "ont été longtemps soutenues par la flambée des prix du pétrole". Mais, sans surprise, ce traitement a déjà soulevé des protestations dans les rangs du secteur. Pourtant bien conscients qu’après avoir échappé de peu au blocage des permis d’exploration en Guyane, la marge de négociation serait mince avec le gouvernement cette fois-ci. 

Le dialogue est toutefois engagé avec le gouvernement, confirme Jean-Louis Schilansky, président de l'Ufip, interrogé par L'Usine Nouvelle. "Nous essayons de faire passer le message. Nous sommes surtout inquiets pour notre activité industrielle. C'est une très mauvaise nouvelle pour les raffineurs car c'est une ponction direct sur leurs résultats - ou leurs non résultats d'ailleurs", déplore-t-il. En effet, en France, 2 raffineries ont fermé, et 2 autres sont à l'arrêt.

Et de nuancer la supposée augmentation d'1 centime à la pompe : "Nous verrons bien ce qu'il adviendra. C'est le jeu de la concurrence qui en décidera", explique-t-il. "Il n'est pas question de faire du chantage mais nous espérons tout de même une atténuation de cette décision", conclut-il.

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