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Le gouvernement français dément souhaiter une fusion Renault-Nissan

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Publié le , mis à jour le 21/01/2019 À 07H03

Le projet d'une fusion Renault-Nissan "n'est pas sur la table", a déclaré le 20 janvier le ministre français de l'Économie en démentant des informations des médias japonais. Selon eux, une délégation de représentants du groupe Renault et de l'État français en déplacement au Japon aurait plaidé pour l'intégration de Renault et Nissan dans une nouvelle structure coiffée par une holding.

Le gouvernement français dément souhaiter une fusion Renault-Nissan
Le projet d'une fusion Renault-Nissan "n'est pas sur la table", a déclaré Bruno Le Maire.
© Pascal Guittet

L'hypothèse d'une fusion entre Renault et Nissan "n'est pas sur la table", a déclaré dimanche 20 janvier Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie et des Finances, cité par Le Monde. En pleine affaire Carlos Ghosn, le gouvernement dément ainsi les informations publiées dans les médias japonais et selon lesquelles l'État français aurait plaidé pour un rapprochement entre les deux constructeurs automobiles.

"Ce qui est sur la table aujourd'hui, c'est la gouvernance de Renault", a ajouté le ministre de l'Économie. La semaine du 21 janvier devrait en effet être décisive pour le remplacement du PDG Carlos Ghosn à la tête du groupe Renault.

Pas de modification de l'actionnariat au sein de l'alliance Renault-Nissan

Bruno Le Maire assure également dans une interview au Journal du Dimanche qu'une modification de l'actionnariat au sein de l'alliance Renault-Nissan n'est pas à l'ordre du jour. "Un rééquilibrage actionnarial, une modification des participations croisées entre Renault et Nissan n'est pas sur la table", déclare le ministre. "Nous sommes attachés au bon fonctionnement de cette alliance qui fait sa force."

La préservation de cette alliance est d'autant plus nécessaire que l'industrie automobile est confrontée à un double défi technologique, celui des batteries et du moteur électrique et celui des véhicules autonomes, explique-t-il. "Les constructeurs qui s’en sortiront seront ceux qui auront les moyens de financer des investissements considérables dans ces deux domaines", souligne le ministre.

Selon Bruno Le Maire, les collaborateurs qu'il a envoyés au Japon pour sonder les autorités japonaises et les dirigeants de Nissan en sont revenus avec la conviction qu'ils étaient tous attachés à l'alliance. "Ils nous ont confirmé que le Japon, comme la France, sont attachés à la préservation du premier constructeur automobile au monde", assure le ministre de l'Économie et des Finances.

L'intégration de Renault et Nissan sous une holding ?

La délégation composée de représentants de Renault et de l'État français qui s'est rendue au Japon aurait fait savoir à Tokyo que Paris souhaitait procéder à l'intégration de Renault et Nissan dans une nouvelle structure coiffée par une holding, avait rapporté dimanche 20 janvier l'agence Nikkei.

D'après Nikkei, la délégation française aurait aussi déclaré qu'elle voulait désigner le successeur de Carlos Ghosn à la présidence de Nissan. Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du constructeur automobile japonais.

La question de la succession de Carlos Ghosn

Une source a dit jeudi 17 janvier à Reuters qu'Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre français de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, et Martin Vial, administrateur de Renault, devaient aussi discuter à Tokyo des candidats potentiels pour succéder à Carlos Ghosn à la tête du groupe au losange.

Évincé de la présidence de Nissan après son arrestation le 19 novembre au Japon pour des soupçons de malversations financières, Carlos Ghosn a vu sa récente demande de libération sous caution rejetée par un tribunal de Tokyo. Se pose désormais la question de son remplacement à la tête de Renault.

Interrogé sur une possible nomination de Jean-Dominique Senard, président de Michelin, comme successeur de Carlos Ghosn à la tête de Renault, Bruno Le Maire s'est retranché derrière les prérogatives du conseil d'administration. Mais "l'État actionnaire se prononcera", dit le ministre dans un entretien au Journal du Dimanche, soulignant la "compétence reconnue" de Jean-Dominique Senard.

Avec Reuters (Takashi Umekawa; Jean Terzian pour le service français)

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