Le gouvernement chinois s’inquiète de la surcapacité de l’industrie automobile

Pékin cherche à faire pression sur les autorités des différentes provinces pour qu’elles cessent d’attirer, par des incitations fiscales et foncières débridées, des investissements censés «entraver le développement durable de l’économie nationale». En 2015, il se pourrait que la Chine soit en mesure de produire 13,6 millions d’unités.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Le gouvernement chinois s’inquiète de la surcapacité de l’industrie automobile

Il est temps de remettre de l’ordre dans le secteur automobile, menacé par une exubérance de croissance. Tel est le mot d’ordre, assez paradoxal, donné par le gouvernement chinois aux dirigeants des 32 provinces du pays tout comme aux décideurs dans ce secteur industriel en plein essor.

La Commission d’Etat pour de développement et la réforme, par la voie d’un haut fonctionnaire, a rappelé tout récemment qu’il fallait éviter à foncer droit dans le mur de la surcapacité de cette industrie. «Cet excès de capacité conduit à une concurrence cruelle et nuit à la rentabilité du secteur, a carrément dit le représentant du gouvernement central. Et elle entrave le développement durable de l'économie nationale.»

Au rythme où vont les investissements, la Chine sera en mesure de produire 31 millions de véhicules en 2015. Pour mémoire, en 2009, l’ex-empire du Milieu avait ravi aux Etats-Unis la première place au classement des pays assemblant le plus grand nombre de voitures : 13,6 millions d’unités «made in China» cette année-là.

Ce qui se passe en Chine s’avère plutôt surréaliste pour un Européen. Les autorités songent à couper à mettre un frein aux aides qu’elles avaient apportées à l’industrie automobile, d’autant plus inquiètes depuis la publication de statistiques, au mois d’août, qui faisaient état d’une explosion des ventes de 55 % (par rapport au même mois, en 2009).

Le gouvernement chinois met donc la pression sur les autorités des différentes provinces pour qu’elles cessent, par le jeu des incitations fiscales et foncières, à attirer certains investissements jugés excessifs.

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS