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L'Usine Auto

Le gouvernement britannique avait offert à Nissan des garanties sur le Brexit et une aide

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Publié le , mis à jour le 05/02/2019 À 06H56

Le 4 février, une lettre restée jusqu'à présent confidentielle montre que le gouvernement britannique avait promis à Nissan des garanties sur le Brexit et une aide pouvant atteindre 80 millions de livres. En contrepartie, le Royaume-Uni a obtenu du constructeur japonais un investissement majeur en 2016. Nissan est néanmoins revenu en partie sur son engagement le 3 février. Le groupe a annoncé qu'il ne produirait pas le SUV X-Trail à son usine de Sunderland.

Le gouvernement britannique avait offert à Nissan des garanties sur le Brexit et une aide
L'usine de Nissan à Sunderland (Royaume-Uni). REUTERS / Phil Noble
© Phil Noble

Le gouvernement britannique a promis à Nissan une aide pouvant atteindre 80 millions de livres (91,5 millions d'euros) et des garanties sur le Brexit pour obtenir du constructeur automobile japonais un investissement majeur en Grande-Bretagne en 2016, montre lundi 4 février une lettre restée jusqu'à présent confidentielle.

Nissan a annoncé en octobre 2016 qu'il produirait la nouvelle génération de ses SUV Qashqai et X-Trail dans son usine de Sunderland mais il est en partie revenu sur cet engagement dimanche 3 février en renonçant à la production du X-Trail sur ce site du nord de l'Angleterre.

L'incertitude sur le Brexit "n'aide pas les entreprises"

"Bien que nous ayons pris cette décision pour des raisons commerciales, l'incertitude persistante concernant les relations futures entre le Royaume-Uni et l'UE n'aide pas les entreprises comme la nôtre à planifier leur avenir", a souligné Gianluca de Ficchy, président de Nissan en Europe, dans un communiqué publié le 3 février.

À l'époque, le projet d'investissement du groupe japonais, qui promettait 740 nouveaux emplois, avait été salué comme un témoignage de confiance envers la Grande-Bretagne par la Première ministre Theresa May, qui venait d'entrer en fonctions et entamait le processus de sortie de l'Union européenne.

Le gouvernement a régulièrement refusé de publier cette lettre, dont l'existence a nourri les soupçons, notamment chez certains partisans du Brexit, selon lesquels il négociait des accords confidentiels avec certaines entreprises susceptibles de contraindre Londres à continuer de respecter des mécanismes européens malgré la sortie de l'UE.

Une aide pouvant aller jusqu'à 80 millions de livres

"Le gouvernement reconnaît pleinement l'importance du marché européen pour votre présence à Sunderland", écrit le ministre des Entreprises, Greg Clark, dans cette lettre adressée à Carlos Ghosn, alors PDG de Nissan.

"Une priorité essentielle de notre négociation sera de soutenir les constructeurs automobiles du Royaume-Uni et de garantir que leur capacité d'exporter vers ou d'importer en provenance de l'UE ne sera pas affectée négativement par les futures relations du Royaume-Uni avec l'UE."

"Nous allons nous fixer des ambitions élevées et chercher de manière énergique à conserver un accès au marché européen en tant qu'objectif dans les négociations futures."

Greg Clark souligne qu'une aide pouvant aller jusqu'à 80 millions de livres pour la formation, la recherche et le développement et l'innovation est conditionnée à la production des nouveaux modèles Qashqai et X-Trail en Grande-Bretagne.

Le syndicat "Unite continuera à réclamer des garanties supplémentaires"

Nissan exporte l'essentiel de sa production britannique vers les pays de l'UE et, comme le reste du secteur automobile, le constructeur s'inquiète du rétablissement de droits de douane en cas de Brexit sans accord.

Le groupe japonais va cependant continuer à produire ses nouveaux modèles Juke et Qashqai dans l'usine de Sunderland, inaugurée en 1986 à la suite des efforts de la Première ministre de l'époque, Margaret Thatcher, pour inciter les entreprises japonaises à se servir de la Grande-Bretagne comme porte d'accès au marché européen.

Des délégués syndicaux ont rencontré des représentants de Nissan lundi 4 février et se sont engagés à se battre pour assurer l'avenir du site. "Unite continuera à réclamer des garanties supplémentaires de long terme au sujet d'investissements futurs et de nouveaux modèles pour garantir l'avenir du site pour les futures générations", a déclaré Steve Bush, un représentant du syndicat.

Avec Reuters (Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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