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Le Gican mise sur les énergies marines renouvelables

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Publié le , mis à jour le 18/01/2013 À 15H36

Les industries maritimes françaises croient dans le développement des éoliennes offshore, des hydroliennes et des technologies houlomotrices et thermiques. Avec, à la clé, des dizaines de milliers d’emplois à venir, selon une étude réalisée pour le Gican.

Le Gican mise sur les énergies marines renouvelables

Le Groupement des industriels des constructions et activités navales (Gican) croit dans les énergies renouvelables et le fait savoir. Éolien en mer sur base fixe ou flottante, hydrolien mais aussi technologies houlomotrices ou thermiques, toutes ces activités sont accessibles par les entreprises du maritime, qui entendent bien montrer leurs complémentarités. Les énergies marines renouvelables (EMR) tiendront d’ailleurs un rôle central lors de la première édition du salon Euromaritime, du 5 au 7 février 2013 à la porte de Versailles de Paris.

Selon une étude réalisée par Indicta pour le Gican, 400 entreprises sont déjà positionnées sur les EMR ou envisagent de le faire. 70 % d’entre elles proviennent du secteur maritime, dont 30 % de la filière navale, 19 % des transports et services maritimes et de l’océanographie, 13 % de l’offshore pétrolier et gazier.

Une trentaine est même spécialisée uniquement sur les EMR. La France a les atouts en main pour profiter de l’essor des EMR dans le monde, puisque nos industriels sont présents sur toutes les technologies. L’éolien offshore posé est le segment le plus avancé à ce jour, mais les hydroliennes et l’éolien flottant arrivent à maturité.

En France, si les perspectives officielles de 6 gigawatts pour 2020 semblent difficilement atteignables, les installations devraient s’accélérer ensuite, estime le Gican, avec 15 gigawatts en 2030, voire 20 gigawatts selon un scénario « volontariste ». Un développement où l’éolien flottant aurait la plus grande part (entre 4 et 9 gigawatts), aidé par l’hydrolien (3 gigawatts) et les technologies houlomotrices et thermiques (2 gigawatts), l’éolien posé restant stable. Si ce scénario espéré se réalisait, les emplois générés seraient de l’ordre de 37 000 en 2020 et de 55 000 à 82 000 à l’horizon 2030.

"C’est une opportunité formidable pour l’ensemble de la filière maritime qui peut se repositionner au niveau européen et mondial, affirme Jean-Marie Poimboeuf, président du Gican. Mais ce plan ambitieux ne sera possible que si nous obtenons un coût compétitif de l’électricité. Notre objectif est d’arriver à 100 euros par mégawattheure". Avec un coût estimé aujourd’hui à 165 euros, les progrès à réaliser sont considérables. "Mais avec une véritable industrialisation, les coûts pourraient baisser de 30 % à 40 %", avance Laurent Castaing, directeur général de STX France. La filière a décidé de rester optimiste.

Patrice Desmedt

DCNS va racheter OpenHydro
Patrick Boissier, PDG de DCNS, a annoncé que sa prise de participation majoritaire au sein de la société irlandaise OpenHydro sera effective "avant la fin de ce semestre". Ce fabricant d’hydroliennes est déjà un partenaire de DCNS et a fourni l’hydrolienne qui est actuellement testée par EDF au large de Paimpol. DCNS, qui dispose depuis 2009 d’un incubateur dédié aux énergies maritimes renouvelables (EMR), travaille sur quatre technologies : l’éolien flottant, l’hydrolien, l’énergie des vagues et le thermique. L’objectif est d’atteindre 30 % du chiffre d’affaires de la société dans l’énergie d’ici à 10 ans, en grande partie dans le domaine des EMR.

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