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L'Usine Auto

La justice américaine donne deux semaines à Elon Musk pour prouver sa bonne foi

Simon Chodorge , , ,

Publié le , mis à jour le 27/02/2019 À 08H03

[ACTUALIS É] Le gendarme boursier américain (la Securities and Exchange Commission) accuse le dirigeant de Tesla d'avoir violé leur accord conclu en octobre 2018. Cet arrangement avait été fixé après le scénario tombé à l'eau d'une sortie de Bourse de Tesla. Après un cafouillage d'Elon Musk sur Twitter le 19 février au sujet de la production de Tesla en 2019, la SEC reprend sa charge contre le fondateur de l'entreprise. La justice américaine a laissé deux semaines au patron pour prouver sa bonne foi.

La justice américaine donne deux semaines à Elon Musk pour prouver sa bonne foi
Le gendarme boursier américain (la Securities and Exchange Commission) accuse le dirigeant de Tesla d'avoir violé leur accord conclu en octobre 2018.

Actualisation du mercredi 27 février : Elon Musk a jusqu'au 11 mars pour prouver qu'il n'a pas violé les règles de l'accord entre Tesla et le gendarme boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC). Une juge a laissé ce délai au directeur général mardi 26 février selon un document judiciaire cité par les médias locaux. Accusé par la SEC de ne pas avoir respecté leur arrangement après de nouveaux tweets problématiques, Elon Musk n'a pas calmé le jeu. "Il y a quelque chose de cassé avec la supervision de la SEC", a-t-il écrit le 26 février sur le réseau social Twitter.

Le litige entre Elon Musk et le gendarme boursier américain reprend de plus belle. Dans un document déposé auprès d’un tribunal de New York (États-Unis), la Securities and Exchange Commission accuse le fondateur et directeur général de Tesla de ne pas avoir respecté leur accord, a-t-on appris le 25 février. C’est un tweet publié le 19 février - que nous avons relayé - qui relance le conflit entre le patron sulfureux et l’autorité boursière.

Elon Musk visé par une enquête pour fraude en 2018

Souvenez-vous, c’était le feuilleton de l’été 2018. Elon Musk s’attirait les foudres de la SEC en annonçant sur Twitter une possible sortie de Bourse de l’entreprise Tesla. Une annonce en rupture avec le mode de communication habituel des informations boursières sensibles. Tandis que de multiples investisseurs accusaient le dirigeant de faire des déclarations trompeuses, la SEC avait ouvert une enquête pour fraude.

En octobre 2018, Elon Musk et le constructeur automobile s’en sont finalement sortis avec un accord avec la SEC : Tesla et le fondateur devraient payer chacun une amende de 20 millions de dollars et Elon Musk abandonnerait son fauteuil de président. Une disposition moins connue de cet arrangement prévoyait que certains tweets du patron fassent l'objet d'un accord préalable de son conseil d'administration.

Des messages trompeurs sur la production de Tesla ?

Les mois ont passé. Pendant ce temps et malgré l’accord, le dirigeant de Tesla n’a pas manqué de faire quelques blagues cinglantes à l’égard de la SEC. Mais les messages publiés le 19 février par Elon Musk posent de nouveau problème.

Dans cette salve de tweets, Elon Musk annonçait une production de 500 000 voitures électriques en 2019. Un chiffre surprenant puisque lors de la présentation de ses résultats en janvier, le constructeur tablait sur 360 000 à 400 000 livraisons. Quelques heures plus tard, après quelques articles dubitatifs dans les médias spécialisés, le dirigeant s'est corrigé : “[Je] voulais dire que le taux de production annualisé à la fin 2019 [serait] probablement autour de 500 000, c’est-à-dire 10 000 voitures par semaine. Les livraisons pour l’année sont toujours estimées à environ 400 000.”

Elon Musk "a violé le jugement final", selon la SEC

La précision n’a pas suffit à la SEC. Selon The Verge, trois jours après leur publication, le gendarme boursier a eu la confirmation auprès des avocats de Tesla que personne ne les avait relus. Le conseiller juridique de Tesla, Dane Butswinkas, recruté deux mois auparavant dans le cadre de l'arrangement avec la SEC, a d'ailleurs démissionné au lendemain de ce tweet polémique.

Par conséquent, Elon Musk “a violé le jugement final en faisant très exactement ce que les termes du jugement devaient empêcher", écrit la SEC dans le document déposé auprès du tribunal de New York rapporte Bloomberg.

L’écart pourrait valoir de nouvelles difficultés au patron et au constructeur automobile. C’est déjà le cas en Bourse. Lundi 25 février, l’action de Tesla diminuait de plus de 4,5% après clôture.

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