Le gaz de mine gagne une subvention

Le gouvernement va créer un tarif préférentiel pour le rachat de l’électricité produite à partir du gaz de mine. Il sera financé par la contribution au service public de l’électricité (CSPE).

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Le gaz de mine gagne une subvention

On aurait pu croire que le gouvernement n’aimait pas le gaz. Entre l’interdiction d’explorer le gaz de schiste et les hésitations autour du gaz de houille (voir encadré), cet hydrocarbure n’est pas vraiment à la fête du côté de l’Etat. Mais il est en un troisième type qui vient de recevoir une faveur du ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Un tarif de rachat préférentiel va être créé prochainement pour l’électricité produite à partir du gaz de mine.

Le gaz de mine, ou grisou, est ce méthane qui se dégage naturellement des mines de charbon, aujourd’hui fermées. En 1980, la société publique Gazonor (détenue aujourd’hui par EGL) a été créée pour récupérer ce gaz et l’injecter sur les réseaux de gaz naturel. Cette injection suppose que le gaz réponde à certains critères de qualité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui pour l’une des deux sources françaises de grisou.

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Bien sûr, pas question de laisser le gaz, à fort effet de serre, se répandre dans l’atmosphère. La seule solution reste de l’utiliser pour produire de l’électricité et de la revendre à EDF, à un tarif préférentiel. Si les conditions ne sont pas encore connues, on sait que ce tarif sera financé par la contribution au service public de l’électricité (CSPE), qui sert également à financer les énergies renouvelables comme l’éolien et le photovoltaïque.

Ludovic Dupin

Ne pas confondre gaz de mine et gaz de houille


La société Gazonor est aujourd’hui détenue par l’australien European Gas Limited. Cette entreprise, en plus du gaz de mine, a aussi le projet d’exploiter du gaz de houille en Lorraine. Cette fois-ci, il s’agit d’aller creuser des veines de charbon inexploitées pour en extraire le gaz. Ce projet avait enthousiasmé le ministre du Redressement productif, qui parlait, en février dernier, d’"un gaz made in France, un gaz en marinière en quelque sorte, qui pourrait assurer à la France entre 5 et 10 ans de consommation". Mais la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Delphine Batho, s’y est fermement opposée. Elle a, pour l’instant, obtenu le soutien du Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault.

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