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L'Usine de l'Energie

Le gaz, cet oublié de la transition énergétique

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Le gaz, cet oublié de la transition énergétique © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Le gaz ? C’est la pire énergie fossile, à l’exception de toutes les autres. En analysant les défis énergétiques que nos sociétés doivent affronter, on ne peut s’empêcher de parodier cette saillie servie par Churchill sur la démocratie. Alors que l’on esquisse - avec retard - les grands objectifs de la transition énergétique à la française, alors que l’Europe va reprendre ses discussions sur les ambitions du prochain paquet climat-énergie à l’horizon 2030, on commence à prendre conscience de l’atout que représente cette ressource. Tout le monde comprend qu’avant d’entrer dans l’ère des énergies vertes, il nous faudra passer par un âge du gaz. L’agence internationale de l’énergie nous l’avait annoncé il y a déjà quelques années et une note de la fondation Terra Nova vient de le confirmer en appelant à la mise en place d’une vraie stratégie gazière européenne.

Cela déplaira sans doute à certains extrémistes (par définition peu pragmatiques) mais, pour que le renouvelable décolle, il faudra lui adjoindre une énergie complémentaire pour assurer « la base », comme on le dit dans le jargon des énergéticiens. Et la moins mauvaise, en l’espèce, si l’on raisonne à l’échelle internationale, c’est le gaz. Cette analyse, les militants de Greenpeace Allemagne l’ont faite et la défendent sans fard. Ils ont compris que l’éolien ou le solaire ne pourront suffire (en l’état actuel de notre maîtrise technologique) à subvenir à nos besoins. Et ils ont choisi le gaz pour pallier l’intermittence des énergies vertes. Ce pragmatisme laisse rêveur mais on le comprend mieux lorsque l’on voit les effets contre-productifs de l’Energiewende, la transition énergétique allemande. Suite à l’arrêt brutal de toute production nucléaire : les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 1,6 % après un recours massif aux centrales à charbon (alors qu’elles avaient baissé de 40 % depuis 1990).

Vu de France, avec la prédominance de notre production d’électricité d’origine nucléaire, nous pourrions penser que cette question du gaz ne nous concerne pas, que nous passerons à travers de ce nouvel âge. à tort. Si l’on prend notre consommation finale d’énergie, le gaz pèse presqu’autant que l’électricité (21 contre 24 %). Le sujet est donc aussi stratégique pour notre pays que la question de l’atome. Cette ressource est pourtant absente des débats français sur la transition énergétique. Une erreur qu’il est encore temps de corriger.

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1 commentaire

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30/06/2014 - 22h03 -

Vous avez raison parce que le gaz permet de produire rapidement donc de pouvoir lisser la production électrique pour pallier à l'intermittence.Mais ça fait un système de plus à rajouter sur l'existant et donc ne fera pas faire d'économie si personne ne veut sortir du système ?
De mon côté,je suis persuadé que si les producteurs de l'énergie disséminés sur tout le territoire (Enr, barrages, cogénération, bio gaz , nucléaires, etc )voulaient s'entendre il serait possible sans toucher à rien de pouvoir transformer notre système de production. Seulement voilà tous n'ont pas les mêmes intérêts dans cette transformation et en l'absence d'orientation claire définie par la loi personne ne souhaite s'exclure volontairement du pays de cocagne. C'est bien là le problème!
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