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L'Usine Santé

Le Gardasil, un vaccin plébiscité partout sauf au Japon

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Des patientes pointent du doigt le danger du Gardasil, vaccin contre le cancer du col de l’utérus. Mais le débat sur ce type de vaccins, en France et à l’international, n’est pas nouveau.

Le Gardasil, un vaccin plébiscité partout sauf au Japon © DR

La polémique apparue ce week-end sur les risques du Gardasil, l’un des deux vaccins prévenant les lésions causées par le papillomavirus (également appelé HPV), n’est pas nouvelle. Une jeune femme de 18 ans vient de porter plainte contre Sanofi Pasteur MSD (joint-venture européenne dans les vaccins entre le français Sanofi Pasteur et l'américain Merck) et l’autorité sanitaire française (ANSM), accusant le Gardasil d’être à l’origine d’une maladie nerveuse. En 2011, d’autres patientes avaient déjà saisi des commissions régionales d’indemnisation des accidents médicaux, se plaignant également des effets secondaires de ce produit lancé en 2006.

Effets pervers contre benefices

Sanofi Pasteur MSD se dit "surpris", et rappelle sa confiance dans ce vaccin. Recommandée par le ministère de la Santé pour les jeunes filles âgées de 14 ans en France pour éviter de contracter un cancer du col de l’utérus (12ème cancer le plus fréquent chez les femmes), la vaccination avait déjà été critiquée par un collectif de médecins. Mais ce lundi 25 novembre, le président du comité technique des vaccinations (l’une des commissions du Haut Conseil de la santé publique, un organisme public) rappelait sur RTL que "les données de pharmacovigilance internationales ne montrent pas de lien entre ce vaccin et une quelconque maladie auto-immune, dont la sclérose en plaques". "Le fait qu’il y ait une plainte ne prouve pas qu’il y a un problème", a-t-il estimé, déplorant qu'"on monte en épingle des effets pervers éventuels en oubliant ce qu’apporte le vaccin".

recommandé par l'OMS et la FDA

Le débat se poursuit également à l’international. Le vaccin est recommandé par l’OMS, les autorités sanitaires américaines (FDA) et l’Agence européenne du médicament. Mais en juin dernier le ministère japonais de la Santé avait annoncé qu’il ne recommandait plus la vaccination contre le cancer du col de l’utérus, en raison de cas de "douleurs chroniques" qui pourraient y être liées. Son retournement "ne signifie pas que le vaccin soit dangereux, mais les informations communiquées au public sur les risques étaient insuffisantes", avait-il justifié.

Plus de 2 milliards de dollars générés

Ce marché reste néanmoins porteur pour les industriels, avec seulement deux produits commercialisés : le Gardasil, vendu à l’international par Merck et en Europe par Sanofi Pasteur MSD, et le Cervarix du laboratoire anglais GSK, qui le produit notamment sur le site de Saint-Amand-Les-Eaux, dans le Nord-Pas-De-Calais. Selon le cabinet Seeking Alpha, le premier, qui constitue un véritable "blockbuster" pour Merck, a généré 1,6 milliard de dollars en 2012, tandis que le second rapportait 428 millions de dollars à GSK.

En Europe, le Gardasil a progressé de 13,6 % en 2012, avec 206 millions d’euros de ventes, selon le document de référence de Sanofi, soit près d’un quart des ventes de Sanofi Pasteur MSD. Mais Merck travaille déjà sur un nouveau traitement expérimental contre le papillomavirus, au nom de code V503, dont il chercherait à obtenir l’approbation pour la fin de l’année.

Gaëlle Fleitour

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