COP21

Le futur métro du Grand Paris sera vertueux au plan environnemental

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La Société du Grand Paris, pilote du projet de métro automatique en Île-de-France, a dévoilé jeudi 19 novembre sept engagements environnementaux pour la construction et l’exploitation de cette infrastructure.


Site de maintenance de Champigny-sur-Marne avec sa couverture végétale qui sera une des plus grandes de France. Crédits Agence Richez Associés 

Maître d’ouvrage du futur métro du Grand Paris, la Société du Grand Paris (SGP) promet de réaliser un métro écologique pour une ville intelligente et durable et a rédigé un livret d’engagement, constituant sa contribution à la COP21, et qui a été remis à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.

Présenté, jeudi 19 novembre lors d’une après-midi d’échanges entre les acteurs du projet, le document de la SGP cible sept objectifs environnementaux concrets : éviter, réduire ou compenser les impacts environnementaux, viser la sobriété énergétique, insérer tous les ouvrages dans leur contexte environnemental, architectural ou paysager, anticiper les risques naturels, favoriser les mobilités douces, conduire des chantiers éco-responsables, développer l’économie circulaire dans la gestion des déblais.

"Cet après-midi de débats rend compte des actions et des recherches que nous avons volontairement engagées dans un devoir d’exemplarité et d’innovation, a expliqué Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris. En irriguant les territoires de la métropole, le futur métro favorisera le report de la voiture vers les transports collectifs et contribuera à l’essor des circulations douces. Il limitera aussi les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l’air de la région capitale."

Insertion dans l’environnement

L’insertion du projet dans son environnement est un axe central de l’engagement des constructeurs du futur métro dont les premiers travaux ont commencé en mars 2015.

La SGP suit une démarche environnementale inédite pour une infrastructure de transport et couvrant tous les aspects liés à l’impact environnemental des chantiers et du futur réseau qui devrait compter 200 kilomètres de lignes. "Ces éléments ont permis de confirmer que le choix d’un métro majoritairement souterrain [ndlr : 85% du trajet sera enterré] est le meilleur moyen de réduire l’impact global sur l’environnement urbain et naturel", estime la SGP.

Les bâtiments des 68 gares et des six sites industriels seront éco-conçus et devront s’intégrer harmonieusement dans leurs milieux d’accueil. La SGP veut aussi que les infrastructures d’accès aux gares concourent à en faire de véritables hubs des mobilités douces.

43 millions de tonnes de remblais à valoriser

Début 2015 la SGP a établi une charte environnement des chantiers signée par les entreprises de BTP. Elle engage, notamment, celles-ci dans une démarche de valorisation des déblais dont la masse estimée à 43 millions de tonnes.

La SGP veut enfin que sa réalisation soit exemplaire au plan énergétique. Le réseau serait aussi énergivore qu’une ville de 225 000 habitants. Réduire les besoins et optimiser les consommations sont donc deux enjeux majeurs.

Dans les différents points du réseau, la SGP a prévu de privilégier l’éclairage par la lumière naturelle. "La réduction de la consommation électrique passera également par la récupération de l’énergie fatale, la chaleur dissipée par les équipements techniques", indique la SGP.

Des techniques, déjà éprouvées, d’optimisation des dépenses énergétiques de traction seront également mise en œuvre.

Patrick Désavie en Île-de-France

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