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L'Usine Aéro

Le futur campus de Thales à Mérignac se dévoile

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Une grande partie des 2 600 salariés du campus de Thales à Mérignac (Gironde) arrive lundi 3 octobre sur ce site tourné vers l'innovation. Un site réalisé par le groupe toulousain GA.

Le futur campus de Thales à Mérignac se dévoile
Campus de Thales à Mérignac (Gironde).
© Thales

Les chiffres clés du campus de Thales à Mérignac (Gironde) sont impressionnants : 60 000 mètres carrés répartis sur neuf bâtiments. Un site, qui a nécessité un investissement de 200 millions d'euros et va réunir les salariés de deux usines : Thales systèmes aéroportés (Pessac) et Thales Avionics (Le Haillan). Plus quelques effectifs parisiens. Soit 2 600 personnes au total.

Meilleur BIM au niveau mondial en 2016

Le chantier a été réalisé en seulement 18 mois par le promoteur toulousain GA (450 salariés, 220 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé en 2016). "Nous avons des usines, qui nous permettent de fabriquer des éléments de façade des immeubles, afin de limiter les interventions sur le chantier. Par ailleurs, nous avons travaillé avec la méthode BIM (Building Information Modeling), qui vise à faire collaborer tous les métiers impliqués dans un projet de construction autour d'une maquette numérique", souligne Sébastien Matty, président de GA.

Ce qui a valu au projet d'être élu meilleur projet BIM de l'année 2016, au niveau mondial, toutes catégories confondues aux Tekla Global BIM Awards. Le chantier a mobilisé 25 entreprises sous-traitantes et jusqu'à 300 personnes lors des pics de construction. Parmi les sous-traitants, de nombreuses entreprises locales, à l'image de Kipopluie, pour la récupération des eaux de pluie, ou encore Smac (étanchéité des façades) et Brettes (pour les espaces verts).

Une nouvelle organisation du travail

Avec ce site, Thales souhaite révolutionner les organisations de travail. "Nous voulons insuffler des modes de travail plus anglo-saxons", indique Pierre-Emmanuel Raux, directeur de ce projet campus chez Thales.

L'architecte, Jean-Philippe Le Covec, a imaginé à l'entrée du site un immeuble entier dévolu à l'accueil et aux services avec un restaurant d'entreprise, un business center, un espace dédié au comité d'entreprise, une conciergerie, un showroom ainsi que de nombreuses salles de réunions. Surtout, les sept bâtiments de bureaux sont reliés par un "boulevard technologique", véritable rue intérieure destinée à favoriser la circulation et l'échange entre les salariés de Thales. Un lieu, qui mêlera de nombreux services, un pôle informatique, santé, conciergerie, reprographie, où les salariés de différents services seront amenés à se rencontrer et à échanger.

Les rez-de-chaussée sont dédiés aux espaces de production et d'intégration finale. Mais, à l'étage, la configuration est très originale. On découvre un vaste open space, où "nous n'avons pas de bureaux fermés", précise Pierre-Emmanuel Raux. Surtout, "nous avons désormais de nombreux espaces de coopération, ouverts, où il n'y a plus besoin de réserver une salle pour faire une réunion", insiste-t-il. Tout ceci est parti d'un constat. "Demain, nous serons de moins en moins dans la production individuelle. Déjà, aujourd'hui, nos salariés ne passent que 50 % de leur temps à leur poste. Le reste de leur journée, ils sont avec d'autres collaborateurs", explique-t-il.

Thales a mis à disposition du personnel 1,4 poste supplémentaire par personne pour travailler "autrement". Des espaces "cosy" avec canapés conçus pour une dizaine de personnes, mais aussi où ceux qui ne sont pas directement concernés par le projet en question peuvent assister un peu en retrait à la réunion, debout.

Reste à savoir désormais comment cette nouvelle organisation va influer sur la productivité des salariés, mais aussi leur créativité. "Pour le mesurer, nous remettrons un questionnaire, conçu par le laboratoire de psychologie du travail de l'Université, à notre personnel avant d'entrer dans le campus et nous mesurerons ensuite les impacts après aménagement", précise Pierre-Emmanuel Raux.

Nicolas César

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