Le FSI veut être un investisseur de confiance pour les PME

Suite à l’annonce par Nicolas Sarkozy d’un plan de deux milliards d’euros pour les PME, le FSI a présenté sa stratégie de soutien aux PME à travers son plan FSI PME.

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Le FSI veut être un investisseur de confiance pour les PME

Créé en janvier 2009 et doté d’une enveloppe de 20 milliards d’euros, le fonds stratégique d’investissement (FSI) est d’abord apparu comme un accompagnateur de grandes entreprises cotées porteuses de compétitivité, à l’instar de Valeo ou plus récemment Technip.

Pourtant, sa seconde vocation est de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME). « En se plaçant auprès d’eux comme un investisseur de long terme et de confiance, tout en restant minoritaire au capital », précise Gilles Michel, directeur général du FSI. Depuis le début 2009, le FSI a déjà engagé plus de 600 millions euros dans l’aide aux PME. Mais dans le cadre des annonces d’aide aux PME de Nicolas Sarkozy, le FSI a révisé son dispositif d’attributions des fonds doté d’un milliard d’euros. « Une réponse à l’analyse des besoins des entreprises en 2009 », précise Gilles Michel.

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OC+

Au premier chef des mesures proposées, l’instauration pour les PME à fort potentiel ne voulant pas modifier leur gouvernance d’une obligation convertible « OC + ». Estimée à quatre millions d’euros maximum, elle permet de renforcer les capitaux permanents rapidement. En quatre semaines, « contre plusieurs semaines ou mois chez les banquiers ou autres investisseurs », selon Laurent Mallet, à la tête de Phytea, une entreprise spécialisée dans le secteur des compléments alimentaires. « Il faut adapter le temps du financement à celui de l’entreprise et pas l’inverse », affirme Gilles Michel. « Un miracle sur le papier », d’après George Liberman, fondateur de Xiring, proposant des solutions de sécurité pour les transactions à distance.

Pas de sortie prédéfinie

Autre nouveauté : pour inciter les entrepreneurs à ouvrir leur capital, le FSI propose de différer les questions de gouvernance et de valorisation. « On ne fait pas la conversion dès l’entrée au capital, car la valeur de l’entreprise est bien souvent mauvaise en cette période de crise. C’est une des raisons de réticence des entrepreneurs ». Dans la même optique, le FSI ne prévoit pas de date de sortie de capital. « Nous fixons un horizon de sortie propre à chaque PME, mais nous choisirons le moment opportun pour sortir sans la déstabiliser ». Le FSI table sur une durée de présence d’environ huit ans. Durant cette période, il agit comme un actionnaire de référence, seul ou en partenariat avec d’autres investisseurs.

Volontariat

Parmi les autres mesures, le FSI a doublé l’enveloppe de l’investissement direct dans les PME en croissance (de 150 à 300 millions d’euros) et a augmenté les ressources de souscription dans ses fonds partenaires. Il assure le financement du Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE) à hauteur de 95 millions d’euros pour les entreprises ayant saisi la Médiation du Crédit et devant améliorer leur haut de bilan pendant qu’elles bénéficient d’un refinancement bancaire.

A ceux qui craignent que le FSI devienne un investisseur trop gourmand dans les PME, Gilles Michel explique que le système est autobloquant. « L’investissement du FSI se fait sur la base du volontariat et le principe veut qu’il ne soit pas un actionnaire majoritaire. Il n’y a donc aucun risque de nationalisation rampante », précise-t-il. Le FSI se fait représenter dans les conseils d’administration des PME dans lesquelles il investit par des professionnels extérieurs à sa structure, plus crédibles et indépendants.

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