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L'Usine Agro

Le fromager Bel table sur 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025

Aurélie M'Bida

Publié le

Avec un marché majoritairement porté par le dynamisme des Proche et Moyen-Orient, une croissance externe calculée et la mise en place d’investissements à long terme, le groupe créateur de La Vache qui rit se dote des moyens d’atteindre son objectif de doubler son activité d’ici à 2025. Un sérieux défi pour l’industriel qui s’apprête à souffler ses 150 bougies fin 2015.

‘’Le premier marché pour le Kiri est l’Arabie-Saoudite’’, annonce Antoine Fiévet, le PDG du groupe Bel en préambule de la présentation des chiffres 2014 du fromager français. Le ton est donné d’emblée. Créé en France en 1865, les Etablissements Bel n’ont fait que se développer en 150 ans. Depuis La Vache qui rit en 1921, puis le Babybel ou encore le fameux Kiri, le groupe a vécu un tournant au début des années 2000 avec des acquisitions mais surtout un fort ancrage à l’international.

Aujourd’hui le fromager Bel c’est 33 pays d’implantation, des produits commercialisés dans 130 pays, 30 marques dont cinq ‘’cœur’’ (La Vache qui rit, Babybel, Kiri, Leerdammer et Boursin), 28 sites de production dans le monde, plus de 400 000 tonnes de fromage produites  et, nerf de la guerre, 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014 – soit une croissance de 2,3% par rapport à 2013, 3,3% si on neutralise les effets de change.

Le dynamisme international soutenu aux Proche et Moyen-Orient

Antoine Fiévet est satisfait : ‘’Nous tenons le cap de ce qui était prévu malgré un contexte géopolitique compliqué sur certains marchés, comme en Europe de l’Est, et des stratégies parfois mal comprises, comme aux Etats-Unis pour les ‘tartinables’ La Vache qui rit’’. Ce qui n’a pas empêché le groupe d’atteindre 29,5% de croissance des ventes sur le marché américain au premier semestre 2015. Et pour cause, les ventes de Mini Babybel connaissent un grand succès outre-Atlantique.

Mais c’est surtout dans le Proche et Moyen-Orient que le fromager constate de bonnes performances en 2014. En effet, la zone a bondi de 12,3% en croissance organique. Bruno Schoch, le directeur délégué du groupe, observe ‘’une augmentation des volumes vendus en dépit d’un marché parfois instable géopolitiquement’’. C’est pourtant sur le Levant (Irak, Syrie, Liban) que les bons résultats se sont fait ressentir l’an passé. Une zone où le Kiri et La Vache qui rit enregistrent de bonnes ventes.

En Europe, la zone ouest représente toujours le chiffre d’affaires le plus important (1,1 milliard d’euros) avec une croissance organique de 4,1%. L’Europe du Nord et de l’Est reste le seul marché qui a connu une croissance négative en 2014 avec -4,5% en organique. ‘’Nous ressentons encore au premier semestre 2015 les conséquences des crises ukrainiennes et russes’’, justifie Antoine Fiévet.

Investissements, croissance externe et autres défis

La ‘’bonne résistance’’ du groupe laisse le PDG de Bel confiant quant aux perspectives d’avenir. ‘’Les voyants sont verts. Notre objectif est de doubler notre activité d’ici à 2025.’’ Pour le moment le groupe est  ‘’ sur les bases des performances annoncées’’, précise Antoine Fiévet. Pour cela l’industriel a choisi une stratégie offensive à l’international. Des acquisitions stratégiques comme dernièrement au Maroc, un grand marché pour la marque Kiri du groupe, des implantations locales multipliées, comme à Brookings aux Etats-Unis où le fromager a ouvert sa troisième usine. Une politique qu’Antoine Fiévet résume ainsi : ‘’Il faut d’abord acheter ce qui est à vendre, là où le marché existe. Pour l’heure ni en Chine ni en Inde, mais par exemple en Afrique où nous réalisons 10 à 12% d’activité. Nous continuons donc le développement à l’international et dans les pays émergents, notamment par l’acquisition de marques locales.’’ Ainsi le groupe Bel envisage de s’agrandir dans les prochaines années aux Etats-Unis et Amérique du nord, à moyen terme en Afrique et à beaucoup plus long terme en Asie et en Amérique du Sud.

Aurélie M'Bida

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