Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Le fret sort presque indemne des accords dans la branche ferroviaire

Publié le

Les opérateurs de fret ferroviaire ne devraient pas pâtir des accords concernant l’organisation du travail dans le ferroviaire. L’utilisation des onze jours d’aménagement du temps de travail pourraient leur permettre de mieux jouer sur la flexibilité et compenser ainsi d’autres décisions, comme le 26 ème  jour de congé.

Le fret sort presque indemne des accords dans la branche ferroviaire © VIIA

L’accord trouvé sur la convention nationale ferroviaire ainsi que sur le décret socle a mis fin au conflit à la SNCF. La CFDT met en avant le rôle qu’elle a joué pour aboutir à cet accord et se réjouit que ses propositions aient été reprises et "confirment le maintien des dispositions essentielles de la règlementation existante et de nouvelles dispositions plus favorables liées à certaines spécificités (travail de nuit, etc.)." Certains ont cru comprendre que le changement le plus important concernait les opérateurs de fret ferroviaire privés, dont le personnel roulant bénéficierait de onze jours de récupération supplémentaires. Avec, comme conséquence, la réduction de l’écart de compétitivité entre la SNCF et les opérateurs privés et le risque d’une augmentation du prix du transport de fret ferroviaire, au moment où le transport routier bénéficie de la baisse de prix du gazole. La réalité est beaucoup moins tranchée.

"Les onze jours ne correspondent pas une réduction du temps de travail, mais bien à un aménagement du temps de travail", rappelle Claude Faucher, délégué général de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), qui rassemble entreprises publiques et privées. A condition de signer des accords d’entreprises, qui ne pourront pas déroger à l’accord de branche, les opérateurs privés pourront utiliser ces jours pour gagner en souplesse et adapter la durée du travail hebdomadaire en fonction de la charge de travail. Actuellement, il leur faut payer parfois des heures supplémentaires, et parfois sous-employer des salariés. Si ces opérateurs parviennent à organiser au mieux leurs ressources humaines, l’accord  n’aura pas d’impact sur leurs coûts.

La vérité est entre les deux

Dans les faits, la situation est un peu plus complexe. D’une part parce que la flexibilité sera encadrée, d’autre part parce que les principaux opérateurs privés rémunèrent la pénibilité et utilisent déjà un système de temps compensé. Dans les faits, il leur sera difficile de baisser la rémunération globale. In fine, l’ensemble des jours "supplémentaires" ne seront peut-être pas tous utilisés à des fins de flexibilité. Mais il est également faux de prétendre qu’il s’agit de onze jours de repos supplémentaires… "La vérité est entre les deux, il faut sortir du discours dogmatique actuel", résume un observateur.

Le vingt-sixième jour de congé qui vient d’être octroyé constitue le seul changement réel de temps de travail, au moins pour les opérateurs privés qui n’avaient pas d’accord d’entreprise prévoyant déjà 26 jours de congés payés.

Dans le transport de fret ferroviaire, la main d’œuvre ne représente qu’environ 15% du coût total. Une éventuelle modification de son coût n’aurait donc que peu de répercussions. Moins que l’augmentation du coût des sillons ou de la faible vitesse moyenne des convois, 55 kilomètres à l’heure du fait des contraintes imposées par SNCF Réseau. Pouvoir augmenter cette vitesse moyenne permettrait d’augmenter la productivité de manière significative. Mais il s’agit là du combat permanent entre les opérateurs privés et SNCF Réseau.

Patrice Desmedt

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services.
En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

En savoir plus