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Le Français Recylex écope d'une amende de près de 27 millions d'euros dans le cartel des batteries

Aurélie M'Bida , , , ,

Publié le , mis à jour le 08/02/2017 À 14H54

La Commission européenne a sanctionné trois entreprises européennes, dont Recylex, pour un total de 68 millions d'euros pour avoir participé à une entente dans le domaine du recyclage des batteries automobiles.

Le Français Recylex écope d'une amende de près de 27 millions d'euros dans le cartel des batteries
© Flickr - Gérard Colombat - c.c

Le Belge Campine, le Britannique Eco-Bat Technologies et le Français Recylex (ex-Metaleurop) ont été épinglé ce mercredi par la Commission européenne pour pratique anti-concurrentielle. A la clé, une amende respective de près de 8 millions, 33 millions et 27 millions d'euros pour ces industriels pour avoir fixé les prix d'achat des déchets de batteries automobiles, en violation des règles de la concurrence de l'Union européenne. Pour avoir dénoncé le cartel, une quatrième société, Johnson Controls, n'a pas été sanctionnée.

"Lorsque les marchés fonctionnent bien, nous pouvons plus facilement réduire les déchets et soutenir l'économie circulaire. Aussi ne pouvons-nous pas tolérer un comportement qui nuit à la concurrence. Les quatre entreprises sanctionnées aujourd'hui se sont entendues pour maximiser les bénéfices qu'elles tirent du recyclage des déchets de batteries, en réduisant la concurrence sur ce maillon essentiel de la chaîne du recyclage", a déclaré la commissaire européenne chargée de la politique de la concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

Les PME collecteurs de batteries pénalisées

De 2009 à 2012, ces quatre entreprises de recyclage ont participé à une entente visant à fixer les prix d'achat des déchets de batteries automobiles plomb-acide en Belgique, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. La pratique visait à réduire la valeur des batteries usagées vendues comme déchets, au détriment des vendeurs de batteries usagées. Ainsi les entreprises pénalisées par cette entente étaient principalement des petits et moyens collecteurs de batteries et ferrailleurs, signale la Commission.

La majeure partie des contacts anticoncurrentiels entre les quatre entreprises de recyclage ont eu lieu sur une base bilatérale, principalement par des appels téléphoniques, des courriers électroniques ou des SMS. Pour avoir coopéré à l'enquête de la Commission, Recylex et Eco-Bat ont toutefois bénéficié d'une réduction du montant de leurs amendes.

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