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Ce que le Français Netgem attend de son partenariat avec le chinois ZTE dans les décodeurs

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Confronté à la baisse des ventes de ses décodeurs de télévision sur IP, le français Netgem va se reposer sur le chinois ZTE pour le hardware. De quoi libérer des moyens pour accélérer son virage vers les logiciels et services et diversifier sa présence dans les objets de maison connectée.  

Ce que le Français Netgem attend de son partenariat avec le chinois ZTE dans les décodeurs
Barre de son intégrant le décodeur de Netgem.
© Netgem

Netgem s’offre un partenaire industriel et technologique de poids. Le petit poucet français de la télévision sur IP, qui compte 140 personnes dans le monde, dont environ 90 en France, noue un partenariat stratégique avec l’équipementier chinois des télécoms ZTE. Son PDG-cofondateur Joseph Haddad mise sur cet accord pour conforter le repositionnement de son entreprise sur les logiciels et services.

Cap sur la télé sans décodeur

"Le marché de la télévision sur IP, qui constitue le cœur de notre métier depuis 20 ans, connait une profonde mutation, explique-t-il à L’Usine Nouvelle. C’est vrai sur le plan technologique avec le passage à la fibre optique et au cloud. C’est vrai aussi dans les usages avec la consommation de la télévision sur d’autres écrans que celui du téléviseur, sur smartphone par exemple via une appli. Nous avons anticipé cette évolution il y a 4-5 ans en mettant le cap sur les services de télévision dans le cloud et multi-écrans. Nous voulons rester dans la télévision sur IP en nous développant dans celle sans décodeur."

Créé en 1996 à Paris par trois Polytechniciens, Netgem a fondé son existence sur le développement de décodeurs d’accès à la télévision via internet. Sur ce marché difficile, la petite PME se trouve en concurrence avec de acteurs beaucoup plus gros, comme les français Technicolor et Sagemcom, le britannique Pace, les chinois Huawei Technologies et ZTE, ou le coréen Samsung Electronics. Depuis deux ans, cette activité historique est en baisse. Le décrochage est particulièrement violent en 2018 avec un plongeon du chiffre d’affaires total de 32% à 41,8 millions d’euros, près de deux fois moins que le pic de 2013.

Economies de plusieurs millions d'euros

Joseph Haddad impute cette détérioration au ralentissement brutal de la demande des opérateurs télécoms. Le besoin de s’appuyer sur un partenaire industriel solide devient vital. "Un décodeur comporte trois parties : le hardware, la plateforme logicielle de services et la couche de personnalisation dédiée à l’opérateur, explique le PDG. Pour la partie hardware, nous allons nous reposer sur ZTE. Ainsi nous pourrons proposer à nos clients opérateurs une offre plus vaste de matériels, toujours au top niveau technique et au meilleur prix. Et comme nous sommes libérés de leur développement, nous aurons davantage de ressources à consacrer aux logiciel et services."

Le patron de Netgem reste discret sur l’économie escomptée. "Elle se chiffre en millions d’euros ", lâche-t-il. Autant de moyens en plus à consacrer aux logiciels et services, et à la diversification dans d’autres objets de la maison connectée, à l’instar de la Sonbox, une barre de son intégrant le décodeur pour rapprocher les univers de la musique et de la télévision. "Nous n’abandonnons pas le décodeur, insiste Joseph Haddad. Nous continuons à le proposer mais en le déclinant dans d’autres facteurs de formes. Nous nous intéressons aussi à d’autres objets connectés domestiques comme les passerelles de fibre optique pour par exemple la communication Wi-Fi."

Les services en croissance de près de 100% 

Que pèse aujourd’hui l’activité dans les logiciels et services ? Netgem ne publie pas les chiffres d’affaires de ses deux pôles d’activité. Mais elle fournit aux analystes financiers un indicateur jugé plus pertinent : le chiffre d’affaires net formé par l’addition du chiffre d’affaires dans les services et de la marge dans les décodeurs. En 2018, il s’élève à 19,7 millions d’euros, en recul de 22%. "Il baisse aussi mais moins vite que le chiffre d’affaires total, modère Joseph Haddad. Il faudra encore du temps pour inverser la tendance. Mais les services seuls affichent une croissance de près de 100% Et ils offrent l'avantage d'un revenu récurrent." C'est le signe que Netgem n'est pas au bout de sa transformation.

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