Quotidien des Usines

Le fonds Perceva choisi pour reprendre le groupe Cauval

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Le fonds d’investissement Perceva a été retenu, le 23 mai, par le tribunal de commerce de Meaux (Seine-et-Marne) pour la reprise du groupe Cauval. Le repreneur s’est engagé à conserver 1 445 des 1 661 salariés ainsi que sept des huit sites industriels du groupe.

Le fonds Perceva choisi pour reprendre le groupe Cauval © Dunlopillo

C’est le fonds d’investissement Perceva qui a été retenu le 23 mai par le tribunal de commerce de Meaux (Seine-et-Marne) pour la reprise du groupe Cauval dont le siège social est implanté à Torcy (Seine-et-Marne). L’entreprise de literie, propriétaire des marques Dunlopilo, Simmons et Treca avait déposé le bilan le 29 février 2016.

L’offre de Perceva prévoit de conserver 1 445 salariés sur les 1 661 que compte le groupe en France ainsi que sept des huit sites industriels de Cauval dans l’Hexagone. Seule l’usine de recyclage de matelas de Flavignac (Ardèche) employant 47 salariés est exclue du périmètre de reprise car elle fait l’objet d’une procédure indépendante pour laquelle les offres sont attendues le 30 mai par le tribunal.

"Perceva travaille à déposer aussi une offre de reprise pour cet établissement. Nous ne voulons pas faire de belles promesse mais il y un intérêt dans ce métier du recyclage", a indiqué Jean-Louis Grevet, président de Perceva

Le site de la société Diva le plus touché

"Issu de l’offre de reprise, le nouvel ensemble réalise un chiffre d’affaires d’environ 290 millions d’euros et emploie 2 200 personnes dont 1 445 en France au sein des sept implantations industrielles (Fougères, Saint-Amand-des-Eaux, Bar-sur-Aube, Mer-Reichshoffen, le Coteau-Thizy et Mantes-la-Jolie/Limay) et du siège administratif de Torcy. Les effectifs restant sont répartis essentiellement au sein des filiales anglaise, allemande, polonaise et tunisienne", a précisé un communiqué de Perceva.

"C’est le site de la société Diva qui fabrique des canapés et des banquettes au Coteau-Thizy près de Roanne (Loire) qui sera le plus touché par les suppressions de postes et devaient perdre environ la moitié de ses 230 salariés", a indiqué un délégué syndical CGT de Dunlopillo.

"Cette société qui a beaucoup souffert depuis deux ans manque de stratégie sur ses marchés et vu son chiffre d’affaires divisé par deux en trois ans", a souligné Jean-Louis Grevet.

Le tribunal de commerce a autorisé les nouveaux propriétaires à entrer en jouissance dès le 23 mai au soir à minuit soit avec quelques jours d’avance.

"Les usines tournent au ralenti faute d’argent pour payer les fournisseurs, a commenté Jean-Louis Grevet. La première priorité est d’apporter de l’argent pour acheter les matières premières et relancer la fabrication pour honorer les commandes. Nous sommes sur un marché en croissance avec des belles marques et des clients qui étaient dans l’attente d’une décision."

Des investissements dans les semaines à venir

Perceva a, par ailleurs, fait part de son intention de procéder "dans les semaines à venir" à des investissements pour moderniser des équipements obsolètes et dit réfléchir à la reconstruction des sites de Bar-sur-Aube (Aube) et de Mantes-Limay (Yvelines).

Deux groupes industriels et deux fonds d’investissement étaient candidats à la reprise du groupe d’ameublement Cauval.
Outre Perceva, le fabricant de matelas portugais Aquinos, fournisseur entre autres d’Ikea, le Sud-Africain Steinhoff, par ailleurs, propriétaire de l’enseigne Conforama et le fond d’investissement Verdoso avaient déposé des offres.

Patrick Désavie en Île-de-France

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