Le fonds norvégien double ses investissements dans les renouvelables

OSLO (Reuters) - Le fonds souverain norvégien, le plus important au monde, va doubler ses investissements dans les énergies renouvelables, à 120 milliards de couronnes (12,4 milliards d'euros), notamment dans des projets d'infrastructure non cotés, comme des parcs solaires ou éoliens.
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Le fonds norvégien double ses investissements dans les renouvelables
Le fonds souverain norvégien, le plus important au monde, va doubler ses investissements dans les énergies renouvelables, à 120 milliards de couronnes (12,4 milliards d'euros). /Photo d'archives/REUTERS/Ints Kalnins

Cette annonce faite vendredi par le ministère des Finances a aussitôt été saluée par des associations de défense de l'environnement, qui exhortent depuis longtemps le fonds, essentiellement alimenté par les revenus pétroliers et gaziers du pays, à se "verdir".

"Le gouvernement autorise enfin (...) le fonds pétrolier à investir dans des projets qui peuvent fournir au monde de l'énergie verte renouvelable", a déclaré Else Hendel, responsable chez WWF Norvège.

Comme les actifs sous gestion du fonds valent actuellement 1.050 milliards de dollars (937 milliards d'euros, soit plus de deux fois le produit intérieur brut 2018 de la Norvège), Else Hendel note que la nouvelle enveloppe d'investissements dans les renouvelables ne représente que 1,3% de ce total.

"C'est un début mais le parlement devrait augmenter encore davantage cette enveloppe", a-t-elle dit, se référant au fait que toutes les propositions du gouvernement pour le fonds doivent être approuvées par le parlement.

Le ministère des Finances veut également durcir les règles du fonds lui interdisant d'investir dans des entreprises qui génèrent plus de 30% de leur chiffre d'affaires du charbon thermique.

Il y a un mois, le gouvernement a dévoilé un plan prévoyant la cession par le fonds souverain de ses participations dans les sociétés d'exploration et de production (amont) de pétrole et de gaz.

Le fonds est investi à hauteur de 70% en actions - il possède des participations dans quelque 9.000 sociétés réparties dans 72 pays - et à 30% en obligations.

S'agissant de son portefeuille d'obligations, qui pèse quelque 300 milliards de dollars, le ministère des Finances a proposé une simplification qui passera notamment par le délestage d'emprunts d'Etat et d'entreprise émis par 10 pays différents et représentant un total de 17 milliards de dollars à fin 2018, selon des calculs faits par Reuters.

Il s'agit du Chili (362 millions de dollars), de la Corée du Sud (6,3 milliards), de la Hongrie (63 millions), d'Israël (117 millions), de la Malaisie (1,9 milliard), du Mexique (5,7 milliards), de la Pologne (1,05 milliard), de la République tchèque (50 millions), de la Russie (1,2 milliard) et de la Thaïlande (241 millions), a précisé le ministère.

Il souligne que ces changements permettront "des coûts de transactions plus faibles dans la gestion du fonds.

(Terje Solsvik et Gwladys Fouche, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)

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