Quotidien des Usines

Le fonds libyen nie être intéressé par Petroplus Petit-Couronne

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le

[ACTUALISE] - La Libyan Investment Authority (LIA) dément les propos du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui assurait début novembre que la Libye avait " exprimé un intérêt pour un éventuel investissement (...) à l'occasion de la procédure de liquidation de Petroplus" .

Le fonds libyen nie être intéressé par Petroplus Petit-Couronne © Reuters

Un revirement de situation inattendu et qui risque de mettre à mal la stratégie du ministre du Redressement productif. Selon l'agence de presse libyenne Lana, citant un communiqué rapporté par l'AFP, "la LIA (le fonds souverain d'investissement libyen, ndlr) a démenti les informations rapportées par certains médias et circulant sur internet au sujet de son intention d'acheter une ancienne raffinerie en France".

L' "ancienne" raffinerie dont parle le communiqué n'est autre que la raffinerie en liquidation Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime.

"Les informations rapportées à ce propos ne sont pas justes et les médias n'ont pas pris la peine de les vérifier", a affirmé ce fonds souverain.

"Nous n'avons même pas entamé l'étude de faisabilité et de l'opportunité d'investir dans la raffinerie", a indiqué la LIA, soulignant qu'elle "ne consentira des investissements que dans des projets rentables au service des intérêts de la Libye".

Dans une interview au Journal du Dimanche le 11 novembre, Arnaud Montebourg affirmait que "le fonds souverain de l'Etat libyen, Libyan Investment Authority, a exprimé un intérêt pour un éventuel investissement dans nos raffineries, à l'occasion de la procédure de liquidation de Petroplus", évoquant même un éventuel partenariat avec le Fonds stratégique d'investissement français pour la reprise de la raffinerie.

Le ministre du Redressement productif a effectué un déplacement à Tripoli le 12 novembre pour convaincre ses homologues d'investir dans le secteur pétrolier français."Nous pouvons raffiner ensemble, mais aussi pourquoi pas, extraire ensemble, distribuer ensemble, toutes les options sont sur la table", avait-il alors suggéré.

Une réunion à Matignon le 27 novembre avec l'intersyndicale de Petit-Couronne

A quelques jours de l'arrêt du contrat de façonnage entre l'entreprise Shell et la raffinerie de Petit-Couronne, une réunion aura lieu le 27 novembre en début de soirée entre les syndicalistes de la raffinerie et Matignon, afin de "permettre de trouver des solutions pour le site de Petit Couronne", selon Yvon Scornet, de l’intersyndicale CGT/CFE-CGC/CFDT de Petit-Couronne.

L'annonce de la lettre d'intention de la LIA avait "créé le trouble au sein des salariés de Petit-Couronne, car pour beaucoup d’entre eux cette solution soutenue par le gouvernement et par le ministre du Redressement productif mettait fin à plus d’un an de stress et d’angoisse", souligne l'intersyndicale dans un communiqué.

"Aujourd’hui, le gouvernement doit prendre toutes ses responsabilités", enjoint-elle. Et d'évoquer un éventuel contrôle par l'Etat du site normand : "Cela ne coûtera pas grand chose à la France puisque la raffinerie est en liquidation judiciaire. De plus, cela permettra une maitrise des coûts. En effet, exploitant l’aval par le biais des puits guyannais, cela pourra être à moyen terme un élément non négligeable pour le consommateur".

 

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