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Le fonds Ciam veut écarter Denis Kessler de la présidence de Scor

Publié le

par Inti Landauro

Le fonds Ciam veut écarter Denis Kessler de la présidence de Scor
Le fonds activiste Ciam a annoncé lundi qu'il allait réclamer la mise à l'écart de Denis Kessler de la présidence du conseil d'administration de Scor en lui reprochant une concentration excessive des pouvoirs à la suite du rejet d'une offre de rachat de Covéa, premier actionnaire du réassureur français. /Photo d'archives/REUTERS/ Christian Hartmann
© Christian Hartmann

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PARIS (Reuters) - Le fonds activiste Ciam a annoncé lundi qu'il allait réclamer la mise à l'écart de Denis Kessler de la présidence du conseil d'administration de Scor en lui reprochant une concentration excessive des pouvoirs à la suite du rejet d'une offre de rachat de Covéa, premier actionnaire du réassureur français.

Evoquant ses "sérieux doutes quant à l'indépendance du débat au sein du conseil de Scor", Ciam, qui détient un peu moins de 1% du réassureur, va demander aux actionnaires de mettre fin par anticipation au mandat d'administrateur de Denis Kessler lors de l'assemblée générale du groupe convoquée le 26 avril.

Le fonds activiste souhaite cependant que Denis Kessler, à la tête du réassureur depuis 2002, conserve ses fonctions de directeur général.

Au terme d'une bataille émaillée de déclarations acrimonieuses, Denis Kessler est parvenu fin janvier à repousser une tentative de rachat de Scor par son actionnaire principal, l'assureur mutualiste Covéa, qui proposait une prime de 20% sur le titre et valorisait le groupe 8,2 milliards d'euros.

L'action Scor a chuté de plus de 10% depuis que Covéa a jeté l'éponge face à la résistance farouche conduite par Denis Kessler.

Dans l'exposé des motifs de son projet de résolution, Ciam a réitéré lundi ses interrogations sur l'attitude du PDG de Scor.

Il écrit ainsi que "l'agressivité inédite déployée par M. Denis Kessler vis-à-vis de Covéa pour que celle-ci abandonne son projet d'offre nous a choqués et nous inquiète".

Dans un document envoyé aux actionnaires, Ciam dénonce l'omniprésence de Denis Kessler et le pouvoir d'inhibition qu'il exerce sur le reste du conseil, régulièrement renouvelé sous sa présidence.

Il critique aussi l'absence de présentation de tout plan de succession alors que Denis Kessler a désormais 67 ans.

RÉMUNÉRATION "EXCESSIVE"

Affirmant que "tous les spécialistes de la gouvernance d'entreprise recommandent de dissocier les fonctions de président et de directeur général", Ciam juge que "pour la société Scor, la concentration de ces fonctions en une seule main est non seulement défavorable à la prise de bonnes décisions, mais également potentiellement contraire à l'intérêt social".

Le fonds activiste va aussi demander aux actionnaires de ne pas approuver la rémunération "excessive" attribuée à Denis Kessler "alors que l'évolution du cours de Bourse de Scor s'avère médiocre face à ses comparables".

Denis Kessler a perçu en 2018 une rémunération brute de 2,45 millions d'euros à laquelle s'ajoutent des actions et options de souscription valorisées 4,06 millions d'euros selon le document de référence publié par le groupe.

Ciam va en outre inviter les actionnaires à ne pas reconduire Augustin de Romanet au sein du conseil d'administration en jugeant le PDG d'Aéroports de Paris (ADP) trop proche de Denis Kessler.

Après son arrivée à la tête de Scor en novembre 2002, Denis Kessler est parvenu à redresser une entreprise alors en difficulté mais le réassureur affiche de moins bonnes performances en Bourse que ses concurrents sur les deux dernières années.

Ciam recommande de porter la Britannique Kory Sorenson ou le Suisse Bruno Pfister à la présidence du conseil d'administration.

Une porte-parole de Scor n'a pas répondu à un courriel de Reuters destiné à obtenir une réaction du groupe.

L'action Scor, qui perdait plus de 0,6% en début de séance, prenait 0,63% à 38,46 euros à 16h45, après un pic à 38,64 euros.

(Benoit Van Overstraeten et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)

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