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L'Usine Agro

Le fonds Capagro double sa mise

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Changement d’échelle pour Capagro. Le premier fonds français de capital-risque dédié aux entreprises innovantes de l’agriculture et l’agroalimentaire accueille à son bord de nouveaux souscripteurs, avec un prisme largement industriels.

Le fonds Capagro double sa mise © Euronext

Dans le numérique ou la santé, les fonds d’investissement spécialisés foisonnent. Nettement moins pour les start-up liées à l’alimentation, un secteur où les projets longs et capitalistiques sont pourtant nombreux. D’où la création, il y a trois ans, de Capagro Innovation, "le premier fonds de capital-risque en France dédié à l’agronomie, l’agriculture et l’agroalimentaire". Ses fondateurs ? Sofiprotéol, l’investisseur du groupe agroindustriel Avril (huiles Lesieur, biocarburants Diester…), le sucrier Tereos, Bpifrance ainsi que le Crédit agricole et AG2R La Mondiale.

Distributeur, fabricant de fromages, coopératives... au tour de table

Quelques 450 dossiers reçus et quinze prises de participations (toujours en tant qu’actionnaire minoritaire) plus tard, le fonds initialement doté de 37 millions d’euros change d’échelle. Il dispose désormais de 124 millions d’euros, grâce à l’arrivée de nouveaux souscripteurs : Agromousquetaires (la branche industrielle du distributeur Intermarché, pour laquelle il s’agit d’une première), le groupe d’informatique agricole Isagri, plusieurs industriels de l’agroalimentaire (le groupe Bel, InVivo, LSDH, Terrena), Agrica et Groupama. Le numéro un français de l’agroalimentaire Danone a préféré investir en direct, avec son propre véhicule d’investissement, aux côtés de Capagro dans l’entreprise Yoogi, qui fabrique des surgelés pour bébés.

Aux yeux de Jean-Baptiste Cuisinier, le président de Capagro, son ADN industriel fait la singularité de ce fonds, géré par sept personnes. Car ses investisseurs seront plus à même de conseiller les sociétés du portefeuille - généralement choisies au moment du lancement de leur premier produit - dans leurs projets R&D et leur industrialisation, voire de les accompagner commercialement via des partenariats. Une seule participation devrait atteindre l’équilibre financier dès cette année, et trois se sont avérées de mauvais placements (comme Nutresia, qui voulait lancer le Nespresso du plat cuisiné mais a fait faillite). Cela fait partie des risques à prendre.  

Des robots de Naïo à la solution anti-gaspillage de Cryolog

"Ce fonds nous permet de diminuer le risque en tant qu’investisseur, tout en détectant des entreprises prometteuses pour l’avenir et des technologies qui peuvent nous donner des idées pour notre propre développement", reconnaît ainsi Jean-Philippe Puig, directeur général d’Avril et président du conseil de surveillance du fonds.

Dans ces « pépites », Capagro pourra injecter jusqu’à 10 millions d’euros. Le fonds projette d’en accompagner 20 à 25 – à 70% des entreprises hexagonales, promet-il, afin de soutenir l’innovation française - d’ici la fin de son activité, en 2024. Et les partenaires prévoient déjà de lancer un nouveau véhicule d’ici deux ans. Ses thématiques phares : les projets pour une agriculture plus propre et efficace (avec l’Agtech notamment, comme la start-up Naïo et son robot pour désherber, ou encore Agriconomie), la diversification de l’alimentation (produits sans allergène, sans gluten….), la sécurité alimentaire et la lutte contre le gaspillage, mais aussi la chimie verte.

Et le vivier ne manque pas, assure Jean-Baptiste Cuisinier, par ailleurs président du conseil d’administration d’AgroParisTech. "Nous avons un remarquable système, les jeunes ingénieurs français sont bien formés et ont une très bonne réputation à l‘étranger, et nous disposons d’un très bon réseau d’incubateurs et amorçage".

Gaëlle Fleitour

L’AgTech lève des fonds à travers le monde

Capagro veut valoriser les atouts de l’AgTech française à l’international, sur un marché en pleine effervescence. Le secteur a ainsi enregistré 3,2 milliards de dollars d’investissements dans le monde l’an dernier, certes moins que les 4,6 milliards de dollars enregistrés en 2015 (le double de 2014), année durant laquelle l’AgTech avait même devancé la FinTech ou les CleanTechs. 

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