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L'Usine Maroc

Le FMI confirme une croissance proche de 4% en 2014 pour le Maroc

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Dans deux communications, le Fonds monétaire international valide ses prévisions antérieures et estime que la croissance du Maroc devrait être proche de 4% cette année, tirée par l'industrie et les services. Il dresse par ailleurs un tableau plutôt positif de la situation macro-économique du royaume. Tout en pointant les urgences sur l'emploi ou la pauvreté.

Le FMI confirme une croissance proche de 4% en 2014 pour le Maroc © ifm.org

Le Fonds monétaire international a publié le 6 mars deux rapports (voir documents complets en anglais à la fin de cet article) dans lequel il confirme sa prévision de croissance proche de 4% pour l’économie marocaine cette année.

L’un se rapporte aux conditions de maintien de la ligne de précaution et de liquidité (precautionary and liquidity line ou PLL) de 6,2 milliards de dollars accordée en août 2012 au Maroc par le Fonds (et non utilisée). L’autre document actualise le classique examen périodique des performances de l’économie connu sous le terme Article IV dans le jargon du FMI.

Dans sa revue des perspectives économiques de la région Mena publiée en octobre 2013, le FMI tablait sur 3,8% de croissance cette année pour le royaume. Dans une autre communication en janvier, le FMI évoquait déjà un chiffre proche de 4%, alors que voici quelques semaines le débat des prévisions a fait rage au Maroc sur le taux de croissance de cette année.

Selon le FMI, cette performance de 4% attendue en 2014 (après 4,5% en 2013) s’explique par une perspective de récoltes céréalières moyenne. L’agriculture, on le sait, joue un grand rôle dans l’économie du Maroc (15% du PIB environ) et a bondi de 20% en 2013! Mais, fait notable le Fonds table sur une "accélération" de la croissance dans le secteur non primaire, en clair l’industrie et les services qui progresseraient de 4,8% cette année contre +2,5% l'an dernier (un mauvais chiffre au vu d'une moyenne sur 10 ans de +4,5%).

Cette reprise serait alimenté notamment par la reprise en Europe et le développement des "nouveaux" secteurs industriels (automobile, aéronautique...), des activités à valeur ajoutée et "sont critiques pour le développement du potentiel de croissance du Maroc".

Quid par ailleurs de la situation macro-économique du royaume? "Les autorités ont progressé pour réduire la vulnérabilité [de l'économie NDR] dans un contexte socio-économique difficile, néanmoins certaines réformes ont avancé moins vite que prévu", note le FMI qui estime que la constitution d'un nouveau gouvernement en octobre, toujours autour du PJD (islamistes modérés) et son leader Abdelilah Benkirane devrait pousser à accélérer le tempo.

L’institution de Bretton Woods appelle sans surprise le gouvernement Benkirane II à la poursuite de la révision du système de subventions aux produits de base (compensation) ou l’amélioration des services sociaux. Sans parler de la lutte contre la pauvreté et le chômage des jeunes (plus de 20%).

Pour cela, le FMI recommande davantage d’efficacité et de transparence dans l’action publique, l'amplification de la lutte contre la corruption ainsi que des engagements soutenus en matière d’éducation, notamment pour le primaire. Autre point à améliorer selon le Fonds : la distribution du crédit.

Le FMI se félicite par ailleurs de la solidité du secteur bancaire et en creux de la capacité de Bank Al Maghrib la banque centrale à maitriser l'inflation (2% estimé en 2013, 2,5% attendu en 2014). Tout comme il loue l'afflux continu d'investissements étrangers ou le maintien des réserves de change à 4 mois d'importations.

Comme lors de ses revues précédentes, le Fonds plaide pour une plus grande flexibilité du taux de change, en clair une dévaluation du dirham  (surévalué "mais moins que l'an dernier" dans une fourchette -large- de 1,3% à 11,3% selon lui) qui permettrait d’alléger un déficit extérieur courant estimé à 8% du PIB en 2013 (18% du PIB pour la seule balance commerciale) éternel point noir du royaume.

Enfin, pour l’institution dirigée par Christine Lagarde parvenir à l'objectif pour 2014 en matière de déficit budgétaire, à savoir -4,9% du PIB (contre -7,3% en 2012 et -5,5% en 2013) va demander une poursuite de la réforme du régime de compensation ainsi qu'une "contrôle" des salaires et des dépenses d'investissement. Une feuille de route pour l'exécutif?

Pierre-Olivier Rouaud

 

Troisième revue sur les conditions de maintien de la ligne de précaution et de liquidité (doc FMI en anglais)

 

 

Les performances de l'économie marocaine dans le cadre des consultations de l'article IV (doc FMI en anglais)

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