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L'Usine Maroc

Le FMI confirme sa prévision de 4,9% de croissance au Maroc en 2015

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Publié le

Dans la mise à jour de ses prévisions pour la zone Afrique du Nord Moyen Orient, le FMI prévoit 3,9% de croissance au Maroc cette année et 4,9% l'an prochain, des chiffres supérieurs à la moyenne régionale. Sa directrice générale Christine Lagarde séjourne au Maroc du 7 au 9 mai où elle doit rencontrer notamment le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane.

Le FMI confirme sa prévision de 4,9% de croissance au Maroc en 2015
Christine Lagarde, directrice générale du FMI
© World Economic Forum - Flickr - C.C

Voilà de quoi alimenter les conversations de Christine Lagarde avec les responsables politiques du Maroc où elle est de passage pour la première fois en tant que dirigeante du FMI du 7 au 9 mai...

Le Fonds Monétaire International vient de publier le 6 mai ses prévisions économiques actualisées sur la zone Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan ou MOANAP (voir document complet à la fin de cet article).

Selon le document : "la croissance économique a été molle" dans toute la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP) en 2013. La baisse de la production de pétrole ayant notamment ralenti la croissance dans les pays exportateurs. D'autre part, dans les pays importateurs de pétrole "le manque de dynamisme de l’investissement privé,sur fond de transitions politiques et de conflits, a continué de freiner l’activité économique".

Néanmoins estime l'institution basée à Washington la croissance devrait s’affermir en 2014 dans le sillage d’une amélioration des perspectives mondiales.

Au global, le rapport table sur 3,2% de croissance sur la zone MENA (hors Afghanistan et Pakistan) et 4,6% en 2015.

Dans les pays importateurs de pétrole comme le Maroc "Après avoir tourné autour de 3 % l’année dernière, [la croissance] n’a pas encore retrouvé sa moyenne historique, qui est proche de 5 %", estime le FMI. 

Selon lui, "même si elle y parvenait, la croissance ne serait pas suffisante pour faire baisser un taux de chômage obstinément élevé et relever les niveaux de vie dans la région. Une forte poussée de l’activité capable de porter le taux de croissance au moins au niveau moyen des autres pays émergents et en développement est nécessaire (...). Cela nécessitera d’accroître les exportations et les investissements créateurs d’emplois, en s’appuyant sur des changements structurels de nature à relever le potentiel économique".

Le Maroc en tête

En matière de cadre politique à côté de troubles persistants notamment en Libye et du drame en Syrie, selon le FMI, "les constitutions adoptées récemment en Tunisie et en Égypte, la formation d’un gouvernement d’unité au Liban et les gouvernements stables en place en Jordanie, au Maroc et au Pakistan sont autant de signes positifs".

Mais dans tous presque les pays, le fonds insiste sur l'importance des réformes de structure et la prise en compte des attentes sociales.

Concernant le Maroc, sur lequel il donne assez peu de détails, le FMI anticipe une croissance de 3,9 % cette année et 4,9 % en 2015 sur fond d'inflation maîtrisée mais avec des déficits jumeaux restant importants sur 2014 : à savoir 4,9 % du PIB pour le déficit public et 6,6 % du PIB pour les transactions courantes (commerce extérieur).

À noter que sur la sous-région, Maroc, Algérie, Tunisie, le royaume chérifien ferait la course en tête en matière de croissance en 2013, 2014 et 2015 (voir schéma ci dessous).

Au Maroc, Christine Lagarde doit rencontrer le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, le ministre de l'économie et des finances Mohamed Boussaïd et le gouverneur de Bank al Maghrib, la banque centrale Abdellatif Jouahri.

choc macroéconomique.

Les relations entre l'institution et les autorités marocaines sont plutôt bonnes, le fonds approuvant généralement la politique macro-économique non sans que celui-ci ne pointe les faiblesses du royaume : faible contenu en emploi de la croissance, poids trop lourd des subventions publiques à l'énergie ou encore persistance d'une situation très dégradée du commerce extérieur de biens

Le Maroc a négocié avec le FMI une ligne de précaution et de liquidité de 6,2 milliards de dollars accordée en 2012. Celle-ci, inutilisée à ce jour a été renouvelée en février 2014 après un examen de la situation du royaume fin 2013. Elle est destinée à affronter de possible choc macroéconomique.

A noter qu’à compter du 10 mai, Christine Lagarde fera un séjour en Jordanie pour participer à une conférence régionale à Amman, organisée par le FMI, le gouvernement jordanien et le Fonds arabe pour le développement social et économique où plus de 200 responsables du Proche-Orient et d'Afrique du Nord sont attendus.

 

Prévisions économiques du FMI pour le Maroc, lAlgérie et la Tunisie | Create Infographics

 

 

Perspectives économiques du FMI pour 2015 Moyen-Orient Afrique du Nord

 

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