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Le ferroviaire européen inquiet pour ses finances

Olivier Cognasse , ,

Publié le

L’étude du cabinet Roland Berger sur le ferroviaire traduit les appréhensions du secteur sur sa rentabilité.

Le ferroviaire européen inquiet pour ses finances © raz1940 - Flickr - C.C

Finances et rentabilité, ouverture du marché européen et dérégulation, des sujets qui inquiètent les entreprises ferroviaires, gestionnaires d’infrastructures et opérateurs de transports publics européens. Le cabinet Roland Berger les a sondés à travers 280 entretiens pour son étude "Executive rail radar 2013". A l’évidence, la rentabilité et la stabilité financière sont la première préoccupation des entreprises du secteur. La participation des investisseurs privés est une option plébiscitée, particulièrement pour les transports urbains (60%). Les dirigeants interviewés pensent aussi que l’arrivée de nouveaux acteurs et l’émergence de nouvelles règles engendrent des processus de planification plus complexes, d’où la nécessité de devenir plus flexible pour s’adapter aux changements.

Le quatrième paquet ferroviaire pourtant marqué par une plus grande ouverture du marché européen ne rassure pas les acteurs du secteur. 40% des entreprises interrogées craignent que les réformes prévues conduisent à une régulation excessive.

Une sécurité trop contraignante

"Elles jugent également les systèmes de sécurité trop contraignants, surtout si l’on compare la situation du ferroviaire à celle de l’aérien. Dans ce dernier cas, on tient compte des retours d’expérience pour travailler sur la sécurité. Dans le ferroviaire, ce sont les Etats qui prennent des mesures contraignantes", analyse Didier Bréchemier, associé de Roland Berger. Plus de 80% des sociétés de chemins de fer ont exprimé des critiques sur les procédures d’homologation technique, jugées chronophages et inefficaces.

La surprise de cette enquête est le peu d’engouement des dirigeants sondés pour la croissance et l’expansion géographique. Des thèmes en recul par rapport à la précédente enquête. "Ils considèrent peut-être que l’ouverture du marché européen n’est pas prioritaire et ils savent que les marchés asiatiques sont très difficiles", entend-on rue de Prony, au siège du bureau parisien de cabinet de conseil. Mais quand cette ouverture prévue en France pour 2019 sera tangible, on peut imaginer que les couteaux seront aiguisés. Chez Roland Berger, on n’écarte pas, outre les opérateurs traditionnels d’Europe et d’Asie, l’arrivée de groupes de BTP et de services aux collectivités.

Olivier Cognasse

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