Quotidien des Usines

Le fabricant francilien d’arômes Nactis Flavours investit huit millions d’euros sur ses sites

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Le fabricant d’arômes et d’ingrédients Nactis Flavours injecte huit millions d’euros pour renforcer la production de trois de ses sites, à Yssingeaux (Loire), à Schoten (Belgique) et à Bondoufle (Essonne), son siège social, où sera installé un centre de R&D.


Siège social de Nactis Flavours à Bondoufle.

Hervé Lecesne, président du fabricant d’arômes et d’ingrédients Nactis Flavours (51 millions d’euros de chiffre d’affaires), qu’il a fondé en 1996, entend profiter des taux d'intérêts bas pour investir. Et anticiper ainsi la forte augmentation de ses activités prévue au cours des cinq prochaines années. L’entreprise va injecter 8 millions d’euros sur trois ans sur trois de ses cinq sites, à Yssingeaux (Loire), à Schoten (Belgique) et à Bondoufle (Essonne), son siège social. Son sixième site, basé à Illkirch (Bas-Rhin), jugé obsolète fermera ses portes fin 2015, avec un transfert de sa production à 25 kilomètres de là, à Furdenheim.

Les usines d'Ile-de-France, de la Loire et de Belgique renforcées

A Bondoufle, où travaillent déjà 60 des 245 salariés du groupe, le siège social va accueillir un centre de R&D. Cette division, qui représente près de 7 % du chiffre d’affaires, était jusqu’alors dispersée sur plusieurs sites en France et à l'étranger. Elle sera renforcée avec l’installation d’un pilote d’applications pour valider les échantillons en conditions réelles de production. "Nos équipes d’aromaticiens, de parfumeurs, d’ingénieurs et de techniciens y accueilleront tous nos agents et tous nos clients français et étrangers : des industriels de l’alimentaire, de l’aromatique et de la pharmacie ainsi que des artisans des métiers de bouche", explique Hervé Lecesne.

L’usine adjacente, qui produit déjà pour plus d’un tiers des ventes de l’entreprise, sera étendue grâce à l’acquisition d’un bâtiment voisin de 2 800 mètres carrés. La fabrication des arômes sera réorganisée pour simplifier les flux.

A Yssingeaux, un incendie avait détruit fin 2014 une partie des ateliers et des locaux de stockage. Le site sera réorganisé pour être plus productif. A Schoten, près d’Anvers, Nactis Flavours dispose d’une usine depuis le rachat en janvier 2015 de Robertet Savoury, la filiale belge du parfumeur grassois Robertet. La capacité de production et de séchage des hydrolysats de protéines végétales sera largement accrue, et une station d’épuration sera construite.

De nouvelles acquisitions à l’étranger en préparation

Les principaux marchés de l’entreprise, qui exporte à 40 % et dans cinquante pays, sont encore en Europe. Mais elle espère se renforcer sur les marchés d'Europe de l'Est, en Afrique et en Asie. Nactis Flavours dispose déjà de filiales en Bulgarie, Pologne et Tunisie. Et entend poursuivre une "stratégie mixte de croissance externe et interne, afin d’atteindre à horizon 2018 notre objectif de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires", indique Daniel Faguer, son directeur général.

De nouvelles opérations sont à l’étude en Europe et aux Etats-Unis. Pour les financer, Nactis Flavours avait levé en novembre 2014 10 millions d’euros auprès du fonds MML Capital, désormais actionnaire à hauteur de 20 % aux côtés du management (5 %) et d’Hervé Lecesne, qui dispose de 75 % du capital à travers la Holding NFI.

Gaëlle Fleitour

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