Quotidien des Usines

Le fabricant de machines-outils Farman sauvé par Galilé

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Trois candidats se disputaient l'entreprise implantée à Joué-lès-Tours. C'est le bourguignon Galilé, qui avait déjà sauvé Escoffier, qui remporte la mise.

Le fabricant de machines-outils Farman sauvé par Galilé © Farman

Soulagement des pouvoirs publics, des clients et des salariés après la reprise du tourangeau Farman à la barre du tribunal de commerce de Tours. Le nouveau PDG, Eric Michoux, qui dirige le holding Galilé, a présenté son projet aux salariés lundi 18 mars.

Spécialiste de la machine-outil auprès de constructeurs et d'équipementiers automobiles, Farman repart avec 49 salariés. Une vingtaine de postes est supprimée. Le nouvel actionnaire injecte près d'1 million d'euros. A noter que l'ancienne directrice financière, Christelle Cornilleau, devient actionnaire, avec moins de 5% des parts. Elle prend la direction générale de l'entreprise implantée à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Un industriel tourangeau, le groupe Laffi, et le nantais Idra étaient aussi sur les rangs. Ils étaient moins-disant en termes d'emplois et de stratégie industrielle.

"Farman est une société centenaire qui dispose d'un savoir-faire reconnu. A ce titre, elle conserve son indépendance, son usine, ses salariés et ses clients", a assuré Eric Michoux, qui a redressé plusieurs PMI en Bourgogne et Rhône Alpes, dont Escofier, un autre fabricant de machines-outils pour l'automobile.

"Nous allons diversifier les débouchés, notamment en revenant dans l'aéronautique, précise Eric Michoux. L'une des spécialités de cette PMI, les convoyeurs à accumulation, sont aussi des produits exportables." Autre projet, celui de standardiser une partie de la gamme.

Pour mémoire, c'est un contentieux entre les deux précédents propriétaires qui avait mené Farman sous la protection de la justice commerciale. Le géant allemand des robots Kuka est soupçonné par le propriétaire précédent, Peter Limberger, d'avoir modifié des termes du contrat de reprise, soit un malentendu chiffré à 3,5 millions d'euros. Le résultat de ce conflit n'aura désormais aucune influence sur l'avenir de Farman. 

Stéphane Frachet

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