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L'Usine de l'Energie

Le fabricant d'éoliennes Vestas affiche des ventes record et se désinteresse de Gamesa

Manuel Moragues , ,

Publié le

Le danois Vestas a présenté des résultats en hausse sous tous les angles. Son PDG, qui mise sur la croissance interne, a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de faire une offre sur Gamesa, convoité par Siemens.

Record de ventes pour le fabricant danois d'éoliennes. Le PDG de Vestas, Anders Runevald, a présenté mardi 9 février des résultats 2015 dans le vert foncé. Un chiffre d'affaires en hausse de 22%, à 8,4 milliards d'euros, un bénéfice net qui a bondi de 75% à 685 millions d'euros et une marge d'EBIT (marge avant intérêts et taxes) de 10,2%. Le flux de trésorerie libre (free cash flow) a même dépassé 1 milliard d'euros au cours de l'an passé.

Numéro 1 en France Regonflé à bloc, Vestas peut aussi se targuer d'avoir été en 2015 le numéro 1 du marché français pour la cinquième année consécutive avec 30% de parts de marchés. Ce qui lui a permis de devenir aussi le numéro 1 en termes de parc installé en France, avec 24% des éoliennes plantées dans l'Hexagone. Avec 1073 mégawatts installés en 2015, la France est le quatrième marché de Vestas. "C'est un marché qui reste intéressant pour les années à venir. Le pays est parti en retard, il reste beaucoup à faire", estime Nicolas Wolff, directeur général de Vestas pour la France, l'Espagne et l'Afrique de l'Ouest

Pour autant, Anders Runevald ne semble pas vouloir puiser dans cette cagnotte pour s'emparer de l'espagnol Gamesa. Alors que des rumeurs faisaient état d'une contre-offre du danois face aux discussions que Gamesa mène avec Siemens en vue d'un rapprochement, le PDG a clairement affirmé qu'il n'avait pas l'intention de faire une offre. Et d'ajouter, rapporte Bloomberg : "Notre stratégie est centrée sur la croissance organique, et je suis confiant dans notre position".

Interrogé par L'Usine Nouvelle, Nicolas Wolff, directeur général de Vestas pour la France, l'Espagne et l'Afrique de l'Ouest, se félicite de cette "très bonne année" et pointe "un carnet de commandes bien fourni, de 16,8 milliards d'euros, dont 7,9 milliards pour des machines à livrer dans les deux ans et 8,9 milliards dans des services de maintenance s'étalant sur 10 à 12 ans". L'essor dans les services est l'un des quatre piliers de la stratégie de "croissance profitable" mise en oeuvre par Anders Runevald depuis un an et demi. Le rachat fin 2015 des fournisseurs de services indépendants Upwind (Etats-Unis) et Availon (Allemagne) l'illustre.

"Maîtriser notre croissance"

Autre pilier : "la bascule vers les pays émergents, avec la conquête de nouveaux pays comme l'Ukraine, la Serbie et la Géorgie", pointe Nicolas Wolff, qui souligne que Vestas est présent dans 75 pays. Troisième axe : la baisse du coût de l'électricité éolienne. "Un impératif pour survivre dans cette activité et autour duquel on a réorganise la société, en travaillant sur de nouvelles machines, en améliorant les plate-formes existantes et en réduisant les coûts des achats", avance Nicolas Wolff.

Enfin, Vestas veut se garder de la folie des grandeurs qui avait failli le conduire à sa perte en 2012 et mise sur "l'excellence opérationnelle". "Nous avons tiré les leçons du passé et de la crise. On essaye de maîtriser notre croissance et de rester agile", affirme-t-il. De quoi être optimiste pour le futur proche : "Nous visons 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires et une marge d'EBIT de 11%".

Manuel Moragues

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1 commentaire

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11/02/2016 - 10h19 -

bonjour
C'est sur que si on compare avec AREVA on voit bien que le nuke c'est l'avenir et que l'éolien ça ne marchera jamais ! hu hu !
C'est ce qu'on nous disait en France il y a 40 ans et je suis pas sûr que nos élites aient beaucoup évolué sur le sujet ! Navrant !
Certains se rappelleront avec chagrin que en 1948 Neyrpic avait su faire une éolienne de 1MW parfaitement fonctionnelle et qui a été démontée !
Pinaise !
Oui mais nous, on la bombe atomique et c'est pas avec des éoliennes qu'on fait du bon plutonium !
Repos, circulez !
triste !
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