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Le fabricant d'aspirateurs Dyson annonce qu'il se lance dans le véhicule électrique

Julie Thoin-Bousquié ,

Publié le

Dyson veut lancer un premier véhicule électrique d’ici 2020. Pour l'instant, le projet reste très mystérieux, aucune information n’a été donnée sur le lieu où le véhicule ou encore la batterie seront produits. Dyson veut se protéger de la "concurrence féroce" du secteur automobile. 

Le fabricant d'aspirateurs Dyson annonce qu'il se lance dans le véhicule électrique
A l'image des constructeurs auto, Dyson mesure le potentiel du marché du véhicule électrique.
© BMW - DR

On ne l’attendait pas sur ce créneau. James Dyson, fondateur britannique de la société du même nom, spécialisée dans l’aspirateur (et les sèches-cheveux, ventilateurs et sèches-mains haut de gamme), a annoncé mardi 27 septembre vouloir pénétrer dans le secteur de l’automobile en lançant un véhicule électrique. Dans un communiqué, l’entrepreneur de 70 ans précise avoir l’intention de lancer sur le marché le dit véhicule d’ici 2020, grâce à un investissement de près de 2 milliards de livres (l’équivalent de 2,28 milliards d’euros), consacré de manière équilibré à la batterie et à la voiture en tant que telle.

Dans le document, James Dyson explique qu’une équipe "exceptionnelle" déjà composée de 400 personnes, aussi bien des "ingénieurs de Dyson que des profils talentueux issus de l’industrie automobile", travaille déjà sur ce nouvel axe stratégique de l’entreprise. Cette nouvelle équipe devrait d’ailleurs s’agrandir rapidement, puisque le directeur du groupe indique "être en train de recruter agressivement".

Un projet de filtre à particules

Dyson se refuse toutefois à fournir plus de détails sur le contenu de cette initiative : "A partir de maintenant, le projet va avancer rapidement. Mais nous ne donnerons pas plus d’informations à ce stade. La compétition technologique dans le secteur automobile est féroce et nous devons faire tout ce qui est notre pouvoir pour maintenir le secret autour des spécificités de notre véhicule", indique James Dyson dans le communiqué.

Aucune information n’est donnée sur le lieu où le véhicule et la batterie seront produits. Auprès de journalistes, James Dyson a simplement précisé que les deux seraient produits au même endroit, à proximité des fournisseurs avec lesquels son entreprise travaillera pour mettre sur pied le véhicule électrique. Le groupe est logiquement très présent au Royaume-Uni, qui a indiqué récemment vouloir interdire les véhicules thermiques d’ici 2040, dans le sillage de la France. Dyson est également implanté en Asie, où la demande en véhicules électriques connaît, là aussi, une forte croissance sous l’effet de la Chine. Deux marchés porteurs, en somme.

Selon James Dyson, cette décision fait suite à une première tentative visant à concevoir un filtre à particules à destination des moteurs diesel au début des années 1990. "A notre grande déception, personne n’était intéressé à l’époque par notre système et nous avons arrêté ce projet", écrit le chef d’entreprise. Taclant au passage les constructeurs automobile qui ont "trompé les réglementations sur la qualité de l’air", le Britannique indique croire en la capacité "des véhicules électriques à régler le problème de la pollution".

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