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Le drone qui chasse comme un aigle

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Vidéo C’est un petit quadricoptère qui fond sur sa proie à la vitesse de 3 mètres par seconde et saisit l’objet au vol avec son bras articulé. Un avant-goût des futurs drones qui sauront interagir à grande vitesse avec leur environnement.

Le drone qui chasse comme un aigle

Faire travailler des drones en vol, c’est déjà une prouesse. Mais certains chercheurs trouvent que cela ne va pas assez vite : leur modèle, c’est l’aigle qui fond sur sa proie et l’emporte sans s’arrêter.

Après avoir bien observé le prédateur en chasse, et traduit leurs observations en équations dans un système de contrôle de robot volant, l’équipe de l’université de Pennsylvanie (Etats-Unis) a fait des tests avec un quadricoptère du commerce équipé d’un bras articulé. Et le résultat est assez impressionnant (voir la vidéo ci-dessous).

A  la vitesse de 3 m/s, le petit drone est capable de plonger pour saisir au vol un cylindre posé sur un support. Les chercheurs ont emprunté deux choses à leur modèle animal. La manière dont il balance ses pattes vers l’arrière au moment de la saisie de la proie, afin de réduire la vitesse relative entre le préhenseur et l’objet saisi. Et le "feedback" visuel - le coup d’œil jeté par l’oiseau pour ajuster sa prise. Leur drone est donc équipé d’un bras articulé léger (en ABS) qui bascule au moment de la prise de l’objet, d’une caméra, et d’une centrale inertielle.

En fait, dans un premier temps, il a fallu recourir aussi à un système de capture de mouvement extérieur (Vicon). Les systèmes embarqués ne sont pas encore suffisamment précis et rapides pour réussir ces trajectoires à grande vitesse. Mais les chercheurs ont toutefois montré que le drone pouvait déjà, sans capteurs extérieurs, effectuer des descentes en piqué. Ils travaillent à une version améliorée, qui pourra chasser de manière vraiment autonome.

Plus important, peut-être, sur le plan pratique, ces études pourraient déboucher aussi sur des drones capables de se poser et de redécoller de manière autonome (comme un oiseau sur une branche). A la clé, la possibilité pour des robots volants d’effectuer des missions de plus longues durées en économisant leur énergie.

Thierry Lucas

 

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