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L'Usine Aéro

Le drone Male peut-il relancer l’Europe de la défense ? 

Hassan Meddah , , , ,

Publié le

Analyse L’Allemagne, la France et l’Italie veulent développer un drone militaire de hautes performances en faisant appel à l’expertise des industriels européens. Le premier appareil dédié à des missions de renseignement et de reconnaissance pourrait être livré en 2025.

Le drone Male peut-il relancer l’Europe de la défense ? © CC. Wikipedia

Un petit pas pour les armées européennes, un grand bond pour l’Europe de la défense ? Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense et ses homologues Allemand et Italien, ont donné leur accord pour financer une étude de développement d’un drone européen. La décision commune a été prise en marge d’un conseil des affaires étrangères et de la défense qui s’est tenu à Bruxelles ce 18 mai.

L’objectif serait de disposer d’ici 2025 d’un appareil sans pilote évoluant à moyenne altitude capable de remplir des missions de renseignement et de reconnaissance de longues durées (drone Male, pour moyenne altitude longue endurance). "Nos engagements récents sur les théâtres d’opération ont démontré le caractère critique de cette capacité et le besoin d’autonomie en matière d’usage et de soutien", justifient les trois ministres dans leur déclaration commune. Le contrat d’études sera attribué aux industriels (Airbus, Finmeccanica et Dassault Aviation) d’ici la fin de l’année. Si l’étude est concluante, elle pourrait déboucher sur un véritable programme avec un objectif de livraison des premiers appareils en 2025.

Des Reaper américains faute d’offre européenne

Cette initiative portée par les trois pays mais ouvertes à d’autres partenaires dans une seconde phase, pourrait constituer un nouveau départ pour l’Europe de la défense que les acteurs politiques et les industriels ne cessent d’appeler de leurs vœux. Elle mettrait aussi fin à certains paradoxes : la France, l’Allemagne et l’Italie, pour répondre aux besoins opérationnels de leurs armées, ont acheté ces dernières années des appareils sur étagère, les fameux Reapers du fabricant américain General Atomics.

Pour la génération précédente, la France avait même opté pour des plateformes israéliennes qu’elle avait "francisées" pour les adapter à ses besoins. De quoi susciter des critiques de la part des parlementaires spécialistes des questions de défense mais aussi des industriels européens eux-mêmes qui regrettaient qu’on ne fasse pas appel à leur savoir-faire. Et ils ne manquent pas : Dassault Aviation, BAE Systems, Airbus Defense & Space, Finmeccanica dans le domaine de la maîtrise d’ouvrage ; Thales et Selex dans le domaine de l’électronique et des systèmes de combat ; Rolls Royce et Safran dans le domaine de la motorisation. Dépités, Airbus, Dassault Aviation et Finmeccanica avaient pris l’initiative de faire une proposition aux Etats en mai 2014. Ils ont été enfin entendus.

Tirer les leçons de l’A400M

Les Européens semblent avoir appris également de leurs précédentes erreurs en matière de coopération industrielle et militaire. Pour l’A400M, l’avion de transport militaire, chaque nation contributrice avait exigé des spécificités techniques propres. Cela avait entrainé une explosion du coût du programme et des retards dans le calendrier de livraison. Pour le drone Male, l’étude de définition a pour but d’accorder les trois pays sur les performances, le coût et le calendrier de l’appareil.

Airbus, Dassault Aviation et Finmeccanica, retenus comme partenaires industriels pour mener les études de définition, se sont félicités dans un communiqué commun d’une telle initiative. Ils sont même prêts à bousculer le calendrier des états et envisagent des premières propositions au début des années 2020.

Hassan Meddah

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