Le drone français n’est plus dans le vent

Malgré l'annonce de la SNCF de s'équiper d'une flotte d'ici la fin de l'année, la filière française du drone civil ne connaît pas le dynamisme espéré. Au risque d'être dépassée par d'autres pays...

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Le fier cocorico a perdu de sa superbe et laisse place à un gazouillis maigrelet teinté d’amertume. En moins de trois ans, la filière française du drone civil, pourtant pleine d’allant depuis la réglementation établie en 2012, semble faire du surplace. Certes le français Parrot s’est taillé une belle renommée mondiale dans les drones de loisir. Certes la SNCF vient d’annoncer son intention de détenir une flotte d’une dizaine d’engins d’ici la fin de l’année pour la maintenance et la sécurité de son réseau.

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Mais où sont les contrats que les innombrables opérateurs de la filière attendaient de la part des grands donneurs d’ordre ? Où sont les partenariats industriels, les levées de fonds, les acquisitions, autant de marques de dynamisme pour un secteur naissant ?

Vols illégaux

Le contraste est frappant avec des pays comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne. Paradoxe : alors même que la réglementation américaine n’existe pas encore, le régime d’autorisation existant permet aux professionnels d’effectuer des vols de drones plus facilement qu’en France… Entre une croissance atone et une réglementation dont les nouveaux arrêtés tardent à voir le jour (les évolutions seraient d’ailleurs minimes), les drones français patinent, les hélices se sont enchevêtrées dans les filets de la frilosité. Les vols illégaux ne seraient pas pour rien dans cette situation qui auraient incité les pouvoirs publics à une très grande prudence.

L’équilibre reste fragile entre le nécessaire encadrement des vols et l’attendu développement industriel. L’installation de bureaux commerciaux de l’opérateur Redbird dans la Silicon Valley est une réponse claire, d’autant que la valeur ajoutée se jouera de plus en plus dans l’analyse des données numériques. Quant à la réglementation européenne, qui pourrait faire naître un vaste marché, elle ne serait effective qu’en 2019. Autant dire, les calendes grecques.

Olivier James

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